Publié le 01/04/2014
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Catégorie : Travail sur le plat

Travail sur le plat Gérer un cheval chaud

On a tous monté un jour un cheval chaud… Et certains d’entre eux sont particulièrement difficiles à gérer ! Pas question pourtant de se laisser submerger et de faire 36 tours de carrière au triple galop ou de le laisser partir en sauts de mouton à tout bout de champ ! Que faut-il faire alors pour gérer un cheval particulièrement près du sang ?

Identifier les causes

L’état physique

Comme d’habitude, la première chose à faire est d’identifier les causes de la nervosité de votre cheval. Peut-être est-ce tout simplement lié à une douleur ? N’hésitez pas à montrer votre équidé à un vétérinaire, à un maréchal ferrant ainsi qu’à un dentiste équin. S’il a mal aux dents par exemple, il pourra se défendre à chaque fois que vous tirerez sur les rênes, le mors lui faisant mal. S’il a mal au dos, il essayera certainement de partir en coups de cul ou autres ! Bref vous l’aurez compris, la santé avant tout !

Le passif

S’il n’y a aucun problème physique, regardez dans le passé de votre cheval : a-t-il été maltraité lorsqu’il était plus jeune ? Mal nourri ? Délaissé ? Ou peut-être tout simplement travaillé trop durement, ou bien par un cavalier montant avec trop de mains et/ou trop de jambes/éperons…

Si votre cheval a un passif un peu compliqué, il est plutôt normal qu’il soit devenu anxieux et ait tendance à s’angoisser pour un rien. Selon la profondeur de son traumatisme, vous pourrez le transformer complètement à force de travail et obtenir un cheval particulièrement zen ! Bien sûr, cela ne se fera pas en quelques semaines…

La nature même du cheval

A l’état sauvage, le cheval est une proie dont la seule arme est la fuite. C’est donc un animal naturellement inquiet et toujours aux aguets. Si au fil des générations cet instinct de survi a peu à peu disparu, il n’en reste pas moins que certains chevaux sont naturellement plus inquiets que d’autres, et donc plus « chauds ».

Ce genre de cheval sera beaucoup plus sur l’oeil que les autres, aura tendance à transpirer excessivement, à hennir sans cesse ou encore à avoir la diarrhée au moindre changement d’habitude.

Si votre cheval fait partie de cette catégorie, rassurez-vous, rien n’est perdu. Il vous faudra simplement vous armer de patience pour qu’il vous accorde sa confiance et ainsi se sente en sécurité à vos côtés. Alors seulement vous pourrez avoir un cheval vraiment bien dans sa tête, en toutes circonstances !

Ses conditions de vie

Vérifiez également les conditions de vie de votre cheval : s’il passe son temps enfermé dans un box et ne voit la lumière du jour que lorsque vous le sortez pour le travailler, ne vous étonnez pas une seule seconde d’avoir un cheval un peu caractériel.

En effet, on ne le dira jamais assez, un cheval est un animal qui a besoin d’espace, qui est fait pour vivre dehors avec ses copains. La vie en box est certes pratique pour le cavalier, mais totalement à l’opposé des besoins de votre compagnon.

Si vous n’avez pas la possibilité de le laisser vivre dehors en troupeau, tachez de le lâcher quelques heures au minimum chaque jour dans un paddock pour qu’il puisse se défouler et s’aérer.

La ration

Autre point important : la ration ! Si votre cheval est particulièrement chaud alors que ce n’est pas dans sa nature de réagir ainsi, pensez à vérifier du côté de sa ration : peut-être a-t-il trop d’aliments énergisants et pas assez de fourrage ?

Si tel est le cas, réduisez progressivement les apports énergisants et vous constaterez peut-être une différence.

Les conditions de vie de votre cheval impacteront son moral et donc ses réactions.

Les conditions de vie de votre cheval impacteront son moral et donc ses réactions.

Comment réagir sur le moment ?

Mais revenons à nos moutons : votre cheval commence à devenir inquiet, vous sentez qu’il se déconcentre et devient plus flottant ? Alerte rouge, c’est le moment de réagir avant qu’il ne soit trop tard !

Dès les premiers signes d’inquiétude, je vous conseille de faire trois choses : relaxez-vous, faites diversion puis faites redescendre la pression. Essayez, vous serez surpris du résultat !

Se relaxer soit-même

Lorsqu’un cheval vous embarque ou devient dangereux aussi bien pour sa sécurité que la vôtre, vous allez certainement vous crisper en selle et vous raccrocher à ce qui vous tombe sous la main (généralement les rênes). Erreur !

En effet, le cheval est déjà très inquiet (voire paniqué !) et il a besoin de savoir que vous, son cavalier et leader, maitrisez parfaitement la situation. Il doit comprendre qu’il peut vous faire entièrement confiance et que, tant qu’il est auprès de vous, il ne risque absolument rien. En gros, vous devez endosser le rôle de chef du troupeau !

Ainsi, la première chose à faire en cas de moment critique est tout simplement de se relaxer soit-même. Respirez lentement, gardez la tête froide et tachez d’agir avec rapidité et efficacité, sans toutefois vous énerver. Restez zen. Parfaitement zen.

Vous pouvez également parler à votre cheval d’une voix calme et douce : cela sera bénéfique aussi bien pour votre cheval que vous-même !

Faire diversion

Lorsque vous sentez que votre cheval commence à se contracter et à avoir la tête ailleurs, c’est le moment de réagir très vite et de faire diversion, ma technique préférée !

Il s’agit de faire oublier au cheval qu’il était inquiet en l’occupant à autre chose.

Personnellement, dans ce genre de cas je pars dans le sens opposé et lui demande des exercices très simples sans interruption, histoire de l’occuper et de lui faire oublier qu’il s’apprêtait à chauffer : cercles de tailles variées, slalooms, épaules-en-dedans, contre-épaules en dedans, flexions à gauche puis à droite… A faire au pas dans un premier temps, puis au trot voire même au galop lorsque vous aurez repris le contrôle de votre cheval.

Le tout, dans la décontraction la plus absolue. Comme dit dans le précédent point, ne vous crispez pas, ne tirez pas sur les rênes, au contraire, faites comme si de rien n’était. Petit à petit vous pourrez reprendre le travail là où vous en étiez rendus sans que votre cheval ne vous pose le moindre problème !

Et s’il recommence à chauffer, répéter l’exercice.

Faire redescendre la pression

Si les techniques précédentes n’ont pas suffit, il est temps de désamorcer la bombe avant qu’elle n’explose en faisant redescendre la pression.

A chacun sa méthode pour cela, il n’y a en effet pas de technique miracle : ça dépend de l’équitation de chacun et, surtout, du cheval que l’on monte.

Néanmoins, au fil de mes expériences, j’ai pu constater que beaucoup de chevaux se calment naturellement lorsqu’on les remet au pas rênes longues sur des lignes droites et cercles larges. Pour ma part, j’y ai ajouté l’extension d’encolure, ou plutôt, le pas avec le bout du nez par terre.

Ainsi, dès que la jument que je travaille commence à chauffer, je la remets immédiatement au pas sur des rênes très longues, en lui demandant de mettre le bout du nez vers le bas. Ca a l’air tout bête et pourtant, ça marche ! Bien sûr, c’est un automatisme à acquérir et vous n’allez certainement pas le réussir dès la première séance. Mais à force de persévérer votre cheval redeviendra serein de lui-même dès que vous le mettrez dans cette attitude ! Une question de routine somme toute…

Sur un cheval chaud une chute est vite arrivée... Pour l'éviter, désamorcez la bombe au plus vite !

Sur un cheval chaud une chute est vite arrivée… Pour l’éviter, désamorcez la bombe au plus vite !

Je n’ai pas pu éviter la crise… Que faire ?

Si votre cheval est devenu incontrôlable malgré les points ci-dessus, il va falloir réagir très vite avant que cela ne devienne dangereux. Plusieurs méthodes pour stopper un cheval en cas d’urgence :

Empêcher le cheval de s’appuyer sur le mors

La première chose à faire est d’empêcher le cheval de s’appuyer sur le mors. En effet, si votre cheval est complètement appuyé contre votre main, vous aurez beau tirer de toutes vos forces, vous ne pourrez pas l’arrêter. Eh oui, c’est qu’il a beaucoup plus de force que vous !

Aussi, je vous conseille d’alterner les pressions de main : tirez légèrement sur la rêne gauche, cessez la pression, tirez légèrement sur la rêne droite, cessez la pression, et ainsi de suite. Tout en gardant bien vos jambes pour garder votre cheval bien devant vous ! Si votre cheval n’est pas encore dans une panique totale, cela devrait suffire à reprendre le contrôle.

Mettre le cheval sur un cercle

Une autre solution consiste simplement à mettre le cheval sur un cercle : commencez sur un grand cercle afin de ne pas le déséquilibrer, puis rétrécissez-le petit à petit en gardant vos jambes. Il devrait rapidement se caler et ralentir de lui-même.

Cette méthode nécessite toutefois d’avoir de l’espace… Si vous vous retrouvez complètement embarqué au milieu d’un chemin étroit, privilégiez plutôt l’arrêt d’urgence.

L’arrêt d’urgence

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un arrêt d’urgence, c’est-à-dire à n’utiliser QUE si la situation est désespérée et que vous n’avez vraiment plus le contrôle de votre monture. L’arrête d’urgence consiste à tordre l’encolure de votre cheval d’un côté ou de l’autre pour le déséquilibrer, désengager les postérieurs et ainsi l’empêcher d’avancer en ligne droite.

Pour cela, ramenez fermement votre main droite (par exemple) vers vous, en tirant vers le haut plutôt que vers le bas (de façon à gêner le palais et à libérer la langue, moins douloureux pour le cheval) tout en laissant la rêne gauche filer afin que le cheval puisse plier son encolure. Dès qu’il s’arrête, cédez immédiatement et caressez.

Si votre cheval commence à prendre le mors aux dents, mettez-le sur un cercle pour reprendre le contrôle.

Si votre cheval commence à prendre le mors aux dents, mettez-le sur un cercle pour reprendre le contrôle.

Renforcer le contrôle sur du long terme

Les solutions vues précédemment (mise sur un cercle, arrêt d’urgence…) ne sont là que pour être utilisées en cas d’urgence. Si votre cheval est particulièrement chaud, il vous faudra mettre en place un solide travail en amont afin de pouvoir réduire (voire supprimer !) le nombre de crises.

Les fausses bonnes solutions

Afin de gagner du temps et de mieux maîtriser votre cheval, vous pouvez bien sûr le saucissonner à l’aide de mors sévères, muserolles ajustées et enrênements divers et variés. Le problème, c’est que votre cheval risque de s’affoler encore plus, de se durcir (notamment dans son dos et dans sa bouche) et de monter en pression. Bref, tout ce qu’il ne faut pas !

Mieux vaut chercher une autre solution et travailler sur du long terme. Si vraiment vous en ressentez le besoin, utilisez les artifices que vous jugez nécessaires, mais gardez à l’esprit que votre objectif doit être de pouvoir vous en passer. Je n’ai absolument rien contre ceux qui montent des chevaux particulièrement compliqués avec des mors sévères puisqu’il s’agit d’une question de sécurité, mais je suis intimement persuadée (peut-être que je me trompe) que 99% des chevaux réputés très difficiles pourraient, à force de travail et de patience, finir par être travaillés dans le calme, avec un mors doux.

Métro, boulot, dodo… Beurk !

Certains chevaux (et ils sont plus nombreux qu’on ne le croit !) ne sont sortis QUE pour travailler. Pour améliorer le mental de votre équidé, pensez à varier le programme et à aller le voir régulièrement sans toujours le monter/longer : pensez aux balades en main avec pauses « brouting », aux séances de pansage intensives en extérieur ou encore à quelques sessions de « travail » en liberté afin d’instaurer avec lui une certaine complicité et de lui faire comprendre que lorsque vous venez le voir, ce n’est pas forcément pour travailler.

De la même manière, pensez à varier les séances de travail et essayez de toujours y trouver un côté ludique. Alternez les séances rébarbatives avec des séances de détente. Pimentez le plus de séances possible avec des petits jeux, à pied ou monté, pour entretenir la curiosité de votre cheval et peu à peu lui apprendre à vous faire confiance face à diverses situations.

Instauration d’une relation de confiance

Le travail à pied (longé ou en liberté) permet justement de varier considérablement les plaisirs tout en favorisant un lien de confiance entre votre cheval et vous-même.

Vous pouvez par exemple lui apprendre à vous suivre et à obéir à vos ordres vocaux, d’abord sur des exercices simples (ligne droite, cercle, reculer…), puis en y introduisant petit à petit quelques difficultés : marcher sur une bâche, passer dans des passages de plus en plus étroits, rester calme à la vue de sacs plastiques bruyants…

Bien entendu ce travail devra se faire de manière progressive et toujours dans un endroit où le cheval se sent en sécurité : un rond de longe ou bien un manège par exemple. N’essayez jamais un nouvel exercice susceptible de faire peur à votre cheval dans un endroit non clôt : il pourrait paniquer et prendre la fuite !

Comme toujours, respectez ce célèbre dicton : « Demander peu, souvent, récompenser beaucoup ». N’ayez pas peur de faire des séances très courtes : mieux vaut 10-15 minutes de travail sérieux et bien exécuté que 30 minutes d’une séance décousue entrecoupée de « batailles » entre votre cheval et vous-même.

Au fur et à mesure de vos séances, votre cheval apprendre à maîtriser ses émotions et à ne plus fuir toute sorte de stress. Les crises devraient se faire plus rares !

gérer un cheval nerveux

On fait le point !

Allez, c’est parti pour faire un petit bilan ! Votre cheval est particulièrement chaud et difficile à gérer ?

  1. On vérifie qu’il n’a pas de douleur physique ou un passé particulièrement traumatisant, ce qui pourrait expliquer ses réactions vives ;
  2. On vérifie que le cheval a des conditions de vie correctes, que sa ration n’est pas trop énergisante et qu’il va régulièrement au pré avec d’autre chevaux ;
  3. On évite de passer à des mors ultra durs et de le saucissonner avec des enrênements, on privilégie un travail de fond avec l’instauration d’une relation de confiance ;
  4. On use et on abuse des séances en liberté ludiques pour attiser sa curiosité et l’aider à maîtriser ses émotions ;
  5. S’il chauffe, on reste zen, on essaye de faire diversion et de faire redescendre la pression ;
  6. En cas de crise, on évite de le laisser s’appuyer sur le mors, on se met sur un cercle si on en a la possibilité ou bien on utilise l’arrêt d’urgence pour récupérer le contrôle.

Je n’en ai pas parlé dans cet article, et pourtant cela me semble indispensable : si votre cheval est particulièrement compliqué à gérer, n’hésitez pas à vous faire encadrer par un professionnel, voire carrément à le confier à un cavalier expérimenté pendant quelques temps. Votre sécurité avant tout !

 

Et vous, avez-vous l’habitude de monter des chevaux chauds ? Comment les gérez-vous ?

 

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Commentaires publiés

40 commentaires.

  • Coucou,
    J’ai en soucis avec la jument que je monte dans mon poney club. Elle a 11ans et est croisée lusitanien connemara.

    Pour commencer elle prend la main dès qu’elle part au galop lors de l’echauffement. Puis lors d’exercices de dressage par exemple elle est parfaite et très calme quand je travail undividuellement au milieu des autres et dès qu’elle se rend compte que l’on va sur l’exercice devant le moniteur elle chauffe et part au galop…. actuellement on arrive pas a faire une reprise de dressage calme avec elle.

    De plus a l’obstacle que la taille de l’obstacle soit petite ou grande ou que ce soit des barres au sol elle charge plein galop déçu.

    Elle avait un pesoa au debut, et un mors bien plus dur quand sa proprietaire la laissé au club, je me suis donc fait conseillé et lui ai acheté un mors a multiples brisures. Elle est plus calme avec et bat la main ce qu’elle ne faisait pas avec le pesoa mais elle prend toujours la main et charge toujours… (moins fortement)

    Ayant mon savoir 1 d’ethologie j’ai essayé de la travailler a pieds et elle est parfaite et tres calme sur les obstacle meme longé. C’est un vrai bonheur de travailler en liberter avec elle !

    J’aimerais savoir quels exercices permettraientt de la rendre plus calme et plus a l’ecoute, elle est tres sensible au jambes mais ne comprend pas qu’elles ne servent pas qu’a partir au galop….

    Merci d’avance pour vos reponse que j’attend avec impatience ! 🙂

  • Coucou !
    Bon alors nous en avons déjà parlé sur la page facebook, mais je vais répéter les grandes lignes ici, pour essayer d’aider d’autres cavaliers à travers cette réponse :

    • Je conseille, dans un premier temps, d’oublier les séances d’obstacles et de revenir sur les bases.
    • D’abord un travail sur des rênes longues au pas histoire qu’elle apprenne à se tenir, à se gérer. Faites pas mal d’arrêts, de cercles de taille très variée, d’épaules-en-dedans, de contre-épaules-en-dedans, de cessions à la jambe… Bref mobilisez-la beaucoup au pas sur des rênes longues, pour la faire travailler sans stress, tout en lui rappelant le rôle de la jambe et des mains (qu’elle semble avoir oublié).
    • Lorsque le pas est parfaitement acquis, commencez la même chose au trot. Au début le trot risque de lui monter au ciboulot donc dès que vous sentez que la jument s’énerve, repassez au pas quelques minutes le temps de la calmer, puis repartez au trot lorsqu’elle est zen. Petit à petit les phases de trot rênes longues ne seront plus source de stress pour la jument.
    • Puis, pareil au galop lorsque vous (votre jument & vous) serez parfaitement à l’aise au pas et au trot.
    • Et ensuite seulement vous pourrez recommencer à sauter : d’abord une barre au sol, puis deux, puis trois… Puis un petit croisillon avec barre de réglage et arrêt quelques foulées après l’obstacle… Et ainsi de suite ! Variez les exos pour ne pas qu’elle s’ennuie et commence donc à chauffer !

    J’espère avoir de vos nouvelles bientôt :p

  • Coucou,

    Je viens de lire cet article très intéressant. J’espère qu’il va m’aider à gérer la jument que j’ai en demi-pension qui est pire que chaude malgré son embonpoint… Ce matin, en longe, impossible de la maîtriser, elle tournait au galop et au grand trot sans vouloir ralentir. Que puis-je faire pour lui faire comprendre que quand je lui demande de ralentir, il faut qu’elle le fasse ?

    Merci d’avance pour la réponse 🙂

  • Hello !
    Tu peux toujours essayer de raccourcir le cercle en même temps que tu demandes de passer à l’allure inférieure : cela pourrait l’inciter à ralentir et donc à obéir.

    Si cela ne suffit pas (et je doute que cela suffise si la jument est particulièrement chaude !), je ne connais qu’une seule méthode : demande au contraire une accélération (ou un passage dans l’allure supérieure) et laisse-la se défouler quelques tours. Lorsqu’elle recommence à t’écouter et à pointer les oreilles vers toi, ou montre des signes de lassitude/fatigue, demande à nouveau un retour à l’allure inférieure. L’objectif étant, dans le premier cas, de la mettre dans de bonnes dispositions pour t’écouter ou, dans le second cas, de lui donner envie d’obéir.

    Pour autant, cette solution n’est, pour moi, pas très éducative. Elle est toujours meilleure que celle qui consiste à « casser 3 dents » au cheval lorsqu’il n’écoute plus, mais si le problème est systématique alors le problème vient d’ailleurs :

    – Soit les aides du longeur ne sont pas correctes et le cheval ne comprend pas, auquel cas le longeur se doit de prendre des cours pour apprendre à longer correctement ;
    – Soit le cheval débute dans le travail à la longe et ne connait pas les codes du travail à la longe, auquel cas un programme d’entraînement progressif doit être mis en place, avec l’introduction progressive des allures supérieures (ne pas faire trotter un cheval qui ne réagit pas parfaitement au pas en longe, même si cela doit prendre plusieurs séances, idem pour le galop) ;
    – Soit le cheval a trop de sang et a besoin de se défouler, auquel cas il serait bon de lui permettre de se défouler dans un paddock ou en liberté dans un manège avant la séance ;
    – Soit le cheval manque de concentration et préfère faire ce qu’il a envie plutôt que d’obéir, auquel cas le longeur doit susciter l’intérêt de l’équidé en diversifiant les exercices, et peut-être imaginer raccourcir la durée des séances.

    Le travail à la longe est bien plus complexe qu’il n’y parait de prime abord, c’est tout un art ! Bonne chance 🙂

  • Bonsoir, j’ai une jument très chaude et ma monitrice m’a dit que je n’avais Aucunne complicité avec elle, je ne sais pas comment faire pour en avoir une mais je me rend compte que je ne la monte pas assez souvent, en plus elle est compliquée à gérer et je ne sais pas longer, j’ai regardé sur Internet et il est déconseillé aux débutants de le faire sur des chevaux chaud alors je me demande comment créer un lien avec ma jument. Merci

  • Bonjour !
    Tout d’abord, vous dites que votre jument est chaude. Comment cela se traduit-il et à votre avis, quelle en est la raison ? Regardez dans un premier temps ses conditions de vie, peut-être ne lui conviennent-elles pas. Par exemple si votre jument est enfermée au box à longueur de temps et reçoit une alimentation relativement riche alors qu’elle sort peu, peut-être faudrait-il envisager un changement de vie radical afin de la mettre dans de meilleurs dispositions. Vous dîtes également que vous la montez peu : il est possible qu’elle ait besoin de travailler davantage afin qu’elle puisse se dépenser. N’hésitez pas à m’en dire davantage sur votre jument afin que je puisse vous répondre de manière plus pertinente ! 🙂

    Créer un lien avec un cheval n’est pas si compliqué, mais cela demande beaucoup de temps. Vous pourriez déjà commencer par aller la voir le plus souvent possible (tous les jours si vous en avez la possibilité), ne serait-ce que pour un pansage, l’emmener brouter ou encore l’emmener se balader en main. Vous pouvez également vous lancer dans le travail à pied (je pense notamment à « l’éthologie ») afin d’apprendre à vous connaître et à vous faire confiance. Si vous n’avez aucune expérience là-dedans, n’hésitez pas à vous faire encadrer, au moins au début afin de ne pas faire de bêtise ! ^^

    Quant au travail monté, n’hésitez pas là encore à vous faire encadrer par un professionnel tant que vous rencontrerez des difficultés à maîtriser votre jument. Vous pouvez également la lâcher dans un manège/rond de longe/paddock avant le travail histoire qu’elle puisse jeter son feu et être plus calme.

    Si vous manquez de temps pour la travailler régulièrement, serait-il envisageable de trouver une demi-pension ou de demander à un excellent cavalier / moniteur de la sortir plusieurs fois par semaine ?

    Je vous invite à vous rendre sur le forum de Cheval Partage afin que nous puissions en discuter plus facilement 🙂

    Bonne chance ! 🙂

  • bonjour,

    J’ai lu cet article avec attention. J’ai récupéré il y a peu un cheval de 13 ans, Espagnol avec beaucoup de sang. J’ignore tout de son passé mais je rencontre des problèmes à la monte. Il chauffe énormément, il transpire, il souffle … à la longe il se précipite dans toutes les allures, il ne sait pas trotter il galope j’ai un mal fou à faire des transitions descendantes. A pied par contre calme, un amour, prudent, sur de lui … mais dès qu’on lui met le filet et la selle je le sens se tendre, s’inquiéter … j’essaie de ne travailler qu’au pas pour le moment mais il ne pense qu’à galoper … quand j’essaie de le mettre sur la main il se comprime, il souffle et il se lève … pas pour me faire tomber mais pour dire qu’il refuse toute contrainte de main …. le problème c’est que quand j’ouvre les mains il part comme un dingue au galop … … il croit également que les jambes ne sont là que pour galoper… Je suis un peu perdue avec lui. Autant on commence à se connaitre à pied, il me fait confiance, il baisse la tete, se laisse manipuler, est calme, autant à la monte il semble avoir peur de moi et de tout cavalier d’ailleurs … que puis je faire ?

  • Hello !
    Effectivement il n’a vraiment pas l’air évident ton loulou… Je crois que là tu n’as pas le choix, il va te falloir tout reprendre depuis le début :/ N’hésite pas à venir en parler sur le forum, ça sera plus facile pour papoter ! 🙂

  • Bonjour
    j ai une jument très nervositè et chaud mais elle saute bien bon avant de monte de fait la lange 15 minute après quand je la monte elle devenir agressif jai apporte un véterainaire elle ma dit ella rien ni a dos ni a dents ausssi elle devenir très mechat avec la cravache solution svp

  • Bonjour !
    Je n’ai pas compris grand chose à votre message… Mais de ce que j’ai compris votre jument a tout simplement l’air d’avoir besoin de s’exprimer. Vit-elle au pré ? Si non, ce serait peut-être à envisager… Attention également à rester ferme (mais pas méchant !) pour qu’elle comprenne bien les limites à ne pas dépasser. Si elle est trop compliquée pour vous (ce qui semble être le cas), faites-vous aider par un professionnel 🙂
    Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous rendre sur le forum pour que nous puissions en discuter plus en détails 😉

  • Bonjour,

    J’ai lu l’article qui est très intéressant. Mais j’aimerais approfondir un peu le sujet sur 2 cas:

    – Le premier, celui de ma jument, une pur sang arabe pleine d’énergie, voir trop… En extérieur, au pas ça va à peu près (sauf sur le retour) mais dès qu’on commence à trotter et galoper là elle devient « folle ». Je ne pense pas qu’il y ait de peur derrière ses manifestations (tire énormément sur les rênes, si je lâche elle part comme une balle, essaye de faire passer les fesses si on retient le devant.. par contre jamais de sauts de mouton ou d’actions de fuite). On dirait qu’elle a tellement envie d’aller à fond qu’elle en devient incontrôlable. Du coup, impossible de galoper rênes longues.
    C’est sûrement dû à mes bêtises: je faisais la course dans les chemins avec des copines avant. Maintenant elle n’attend plus que ça…. Mais comment faire pour corriger ce défaut ?

    – deuxième problème, la jument de ma mère. Elle est très inquiète, sur l’oeil en quasi permanence, mais ne bouge pas pour autant. Et c’est ce qui est problématique car on se sait jamais à quel moment elle va se déconnecter. Et quand c’est partit, ça devient assez dangereux. Elle est en panique complet et perd totalement le contrôle, c’est comme si elle avait des oeillères et on existe plus pour elle, elle pourrait nous écraser sans s’en rendre compte. De plus, c’est une jument assez dépendante, qui supporte mal d’être séparée de ses copains.
    Pour ma part, je n’ai rencontré que des problèmes mineurs avec elle: par exemple l’autre jour, après quelques mois d’inactivité, on l’a faite tourner en longe, tout allait bien et on a décidé de monter dessus juste comme ça, pour vérifier que tout allait bien et de redescendre 5mn après. Quand j’ai été sur elle, elle a fait un mouvement en avant avec l’oeil inquiet comme un cheval cheval sur qui c’est la première fois qu’on monte dessus. Je ne l’ai pas bloquée, j’ai essayé de rester zen et c’est passé. mais avec d’autres, elle a fait vraiment pire: le maréchal n’a pas pu la ferrer (alors qu’elle a 8 ans et a déjà eu plusieurs ferrures). dès qu’il a posé les fers chauds et que ça a fait de la fumée, elle a dégoupillé et il n’a pas pu terminer.
    Comment faire pour qu’elle ne fasse pas de « crises » subite ?

    Merci d’avance de vos réponses 🙂

  • Coucou ! Outch, deux cas compliqués, tu n’as pas de chance ahah ! N’hésite pas à venir discuter de tout cela sur le forum, ça risque d’être un peu compliqué de discuter par commentaire 🙂

  • Bonjour,
    Alors voilà moi jai un selle français de 10 ans, il m’appartient depuis 1 an alors voilà il embarque sans cesse et lève la tête alors jai appeler maréchal, dentiste, veto, Osteopathe mais chèval en ordre alors jai changer de selle et toujours la même chose, par contre j’apprends que au fur et à mesure il y a eu un problème entre ce chèval et son ancienne propriétaire car il y a des trucs bizarre et tout mon entourage pense que il y a un gros mensonge derrière tout ca … Mais impossible de le savoir .. Alors voilà en été il est en prairie avec 5 chevaux et en hiver la journée sorti sauf si trip froid et nuit rentrée et il reçois à manger au soir et tout (grain,foin,beterave) alors je me disais que c’était peut-être la relation que j’entretenais avec lui mais dès que je fait du travail à pied aucun soucis mais cet vraiment à la longe, à l’abord d’un obstacle et après l’obstacle et au galop ainsi que en balade qu’il embarque et lève la tête .. Alors je me rend compte que jai un chèval affectueux et tout mais dès que on travail ce n’est plus le meme alors que on fessait des concours avant .. Cest seulement dépuis 2 mois qu’il et ainsi ..
    Que faire ?
    Merci déjà de la réponse

  • Il s’est passé quoi il y a deux mois ? Changement d’habitat ? De rythme de vie ? D’alimentation ? …
    Peut-être qu’en trouvant l’origine du problème, la solution apparaitra plus clairement 🙂

  • Non il y a rien eu juste l’hiver arrive ..

  • Bonjour,merci beaucoup pour cet article que j’ai lue attentivement en prenant des notes !
    C’était il possible d’échanger avec vous en privé pour avoir plus de conseils personnalisés ? J’en ai vivement besoin…

  • Bonjour !
    Ravie que cet article ait pu vous être utile 😀 Pas de soucis pour se parler en privé, mais je vous recommande plutôt de passer par le forum : de très bons cavaliers amateurs s’y trouvent et pourront également vous donner leurs conseils et avis 😀

  • Bonjour, mon cheval, Vitalic a 7 ans je l’ai depuis 2 ans. C’est un trotteur réformé des courses. J’ai commencé à faire du dressage avec des sorties en club 3. Il est seul à la maison dans un pré. L’hiver dernier je l’ai mis en pension pour trois mois. Pendant cette période je l’ai monté en reprise collective. Il s’est mis à se pointer, à faire des bonds dès qu’il croisait un congénère (selon le nombre de personnes en cours). Le travail aidant, il a pris confiance et les cours se sont mieux déroulés. Cette année, son comportement incontrôlable se renouvelle, bien qu’il soit resté à la maison, mais je continue à monter en cours collectif. J’avoue que c’est une situation stressante, d’autant plus qu’il est devenu dominant au pré (morsure, difficultés à l’attraper). Au dernier cours, j’ai profiter de le faire croiser avec les autres chevaux afin qu’il prenne confiance, ça se passait plutôt bien et dès que l’on a entamé le travail après la détente, j’ai eu droit un une cabrade/sot de mouton, j’ai failli finir par terre. Que puis-je faire. J’ai commencé à l’éduquer au pré afin qu’il respecte mon espace et soit moins agressif, mais à cheval, je sèche. Dois-je le mettre en épaules en dedans à chaque comportement de la sorte, dois-je plutôt le travail seul. Je commence à perdre confiance. Merci pour votre aide Magali

  • Bonsoir, je suis propriétaire d’un trotteur qui aime la vitesse et le saut. Il a presque 13 ans et je le trouve plus nerveux qu’avant. Il a vu l’ostéopathe il y a peu et c’est fait arraché 2 dents de loup.
    Je le monte normalement en mort simple et sans arnachement. Mais au trop ou au galop j’ai beaucoup de mal à le faire ralentir et prendre une allure « normale ».
    Dernièrement je l’ai monté en licol pour ses dents et si au début il était plus calme, il recommence de nouveau. La direction et les transitions sont impeccables, mais j’ai des difficultés à gérer sa vitesse. Ce qui peut être embêtant à l’obstacle pour un cheval qui il y a 2 ans tournait en club 2. Je me demande si il se peut que le saut et les concours lui manque et sont en partis responsable de son attitude.

  • Bonjour !
    Il est très difficile de répondre à votre message sans vous avoir vus à l’oeuvre tous les deux ! Êtes-vous suivis par un moniteur ? Si non, je pense qu’il serait intéressant pour vous de prendre un cours, de manière à ce qu’il puisse vous aider à débloquer la situation ^^

  • Bonjour , alors voilà ma jument PRE de 8 ans est comment dire à du mal à rester en place et à beaucoup de sang. J’arrive bien à la gérer mais juste elle me demande sans cesses les rênes même lorsque celles-ci sont longues , même quand je ne les tiens pas . Je me demande d’ou cela peut venir ? Le mors ? Moi ?
    Merci 🙂

  • Bonjour ! Votre jument est-elle suivie par un dentiste ? Si non, n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour vérifier que tout va bien. Si oui, la prochaine fois que le dentiste passe aux écuries, n’hésitez pas à lui montrer votre mors pour qu’il puisse vous dire s’il convient à votre jument (selon l’épaisseur de sa langue, la largeur de sa bouche etc, certains mors peuvent être plus adaptés que d’autres). Une petite visite de l’ostéo peut également être utile, on ne sait jamais, aussi bien elle a un blocage à la nuque ou quelque chose du genre.

    Si vous montez avec une muserolle, vérifiez également qu’elle n’est pas trop serrée, notamment dans le cas des muserolles qui passent sous le mors. Vous pouvez même essayer de la retirer carrément pour voir ce que ça fait !

    Une fois les causes physiques et matérielles écartées, vous pourrez alors vous attaquer à d’autres pistes :
    – Est-ce qu’elle le fait tout le temps ou seulement dans certains lieux (carrière, balade..) ou quand vous travaillez certaines disciplines ?
    – Si vous la faites monter par un autre cavalier, réagit-elle de la même manière ?
    – Est-ce qu’elle le fait que quand elle est seule ? Ou que quand elle est avec d’autres chevaux ? Ou en permanence ?
    – A-t-elle l’air nerveuse, inquiète ou contractée par exemple ? Ou bien est-ce qu’elle mâchouille tranquillement, cherche simplement à se détendre ?
    – Est-ce qu’elle le fait dès le début de séance ou par exemple après un exercice difficile ? Avez-vous l’habitude de faire des courtes pauses régulières durant la séance pour lui permettre de souffler et d’étirer son dos si besoin ?
    – Vérifiez également que vous êtes bien à votre place et que vous n’exercez pas trop de tension sur les rênes.
    – …

    Dans tous les cas, il est impossible de définir de raison précise (et donc d’apporter une véritable solution) par internet, peut-être qu’un regard extérieur pourrait vous aider. Prendre un cours avec un coach pourrait vous aider par exemple !

  • Bonjour. Cette année, ma monitrice qui m’a tout appris (je suis ses cours depuis que j’ai débuté il y a 6 ans) arrête de faire ses cours. En revanche, j’ai en quart de pension son hongre arabe de 5 ans.
    C’est un grand stressé, très nerveux. Quand il était encore aux écuries que gérait ma monitrice je l’avais monté en cours, et également seule une fois, tout s’était très bien passé. Aujourd’hui je suis allée le monter dans son nouveau club pour la première fois. Il n’avait jamais été monté là bas encore, il y est depuis quelques jours seulement. Lors du pansage au box, et quand j’ai sellé, il était calme. En revanche une fois en route pour le manège il a monté en pression, il hennissait à tout bout de champ. En manège il était très regardant, tournait-virait, hennissait.. j’ai voulu le marcher dans le manège pour qu’il voit un peu qu’il n’avait rien à craindre. Au bout de 15-20 min je suis montée, pareil j’ai juste tourné dans le manège au pas 10min, essayé d’aller dans les coins, passé aux deux mains.. A la fin il ne hennissait plus trop, mais il était encore sous pression. J’ai pensé que je ferais mieux de le laisser tranquille maintenant.
    C’était la première fois que j’étais confrontée à un cheval aussi stressé, j’ai vrraiment fait au feeling, essayant de le caresser et de lui parler tout du long. En même temps je ne savais pas si je devais quand même le remettre à sa place fermement ou quoi, j’aimerais beaucoup des conseils sur comment le détendre dans ce cas ci… Merci d’avance!

  • Bonjour !
    Effectivement, ce cheval ne semble pas très serein pour le moment. A votre place, j’éviterai de le monter et même de le travailler tout court pendant quelques jours, peut-être même une semaine, le temps qu’il s’habitue à son nouvel environnement. En revanche, n’hésitez pas à aller le balader en main afin qu’il découvre ce nouveau lieu, en lui accordant des pauses « brouting » pour redescendre la pression et qu’il se sente bien dans cette nouvelle écurie. N’hésitez pas à l’emmener partout, en y allant progressivement : faire le tour des boxes et des paddocks, sur l’aire de pansage, sur l’aire de douche, etc etc. Et même carrément dans la carrière, mais sans travailler ! Lorsque vous sentirez qu’il s’est acclimaté, vous pourrez commencer par une ou plusieurs séances de longe, puis enfin vous pourrez le travailler monté.
    Attention, ceci n’est que ma propre façon de faire, et elle dépend vraiment des chevaux car certains vont s’acclimater beaucoup plus vite que d’autres 🙂

  • Merci pour votre réponse rapide!
    Oui ça me semble une bonne idée. Hier j’avais pensé à la possibilité de le balader en main, mais il pleuvait très fort et il s’était déjà trop braqué pour que je puisse le balader.. Il me dépassait sans cesse, essayait de trotter.. De plus pendant la nuit il y avait eu un orage, ça a peut-être joué aussi sur sa nervosité, parce qu’avant hier j’ai pu le marcher jusqu’au paddock sans souci.
    Je vais demander à sa proprio pour aller le marcher un peu. Merci pour les conseils!

  • bonjour , aujourd’hui j’ai eu mon cours d’equitation,la jument que j’avais était très chaude,nous devions faire des departs au galop ce qui est d’habitude tres simple.sauf que nous devions partir a un endroit précis au galop et ma jument partait 10 metres avant alors que je ne faisait aucune aide de départ au galop.elle m’embarquait a fond il me fallait a chaques fois 2 tours pour la ralentir… ma prof voulait que je la ralentisse en ligne droite et non en cercle ce que je n’arrivais pas a faire puique je ne comprenais pas comment on pouvait le faire… Au finale je tentais de la garder au pas toute l’heure j’y arrivais bien mais des fois elle repartait sans aucune raison…
    merci d’avance!

  • Bonjour ! Difficile de vous aider sans en savoir plus sur votre niveau ainsi que celui de votre jument. Personnellement, quand ma jument commence à s’énerver comme ça pour partir au galop, je lui demande un arrêt suivi d’un reculer et je recommence jusqu’à ce qu’elle se calme (quitte à repartir travailler au trot 5 minutes avant de reprendre le galop), ou alors je lui demande des épaules ou des hanches en dedans, là encore jusqu’à ce qu’elle redescende en pression et reporte son attention sur moi. Une fois au galop, si je sens qu’elle essaye de m’échapper, je vais la mettre dans la difficulté, par exemple en lui demandant une cession à la jambe au galop, ou alors en faisant une spirale (cercle au galop de plus en plus petit, puis agrandir le cercle, toujours en gardant un bon équilibre). Et si vraiment je n’arrive pas à la tenir (ça arrive :p), alors je retourne travailler au pas ou au trot jusqu’à ce que la pression redescende. L’important c’est toujours d’éviter de se bagarrer avec le cheval, mieux vaut désamorcer le conflit dès qu’il se présente. Et toujours mollir dans ses aides et récompenser dès que le cheval se comporte bien 🙂

    Cela dit, étant donné que vous étiez en cours vous n’aviez peut-être pas la possibilité de faire cela, le mieux aurait été (je pense) de demander directement à votre monitrice 🙂

  • bonjour,
    J’ai une jeune jument de 5 ans qui a été débourré et travailler 2 mois avant que je l’achète . A la Toussaint , elle s’est fait opéré des verrues au passage de sangle arrêt total pendant deux semaines puis remis au travail à pied où elle est devenue génial en longe hormis quelques séances  » j’ai pas envie ». Voila que depuis lundi dernier je peux la remonter avec l’accord du véto . On rachète du matériel adapté et elle est à jour de tout. Jument qui pète en l’air pour rien à peur de tout ( pas sur ‘loeil mais limite d’un bon cheval sur l’oeil de randonné) , réagit très fort au jambes quand on lui demande d’avancer alors qu’elle s’est arrêter regarder le paysage ( par exemple aujourd’hui elle est montée en l’air 4 fois) alors que qu’avant c’était plus le petit poneys pour les enfants au niveau jambes et assurance vie tout terrain . Aujourd’hui je suis pas tombée ( j’ai eu énormément de mise en selle étant cavalière de club), j’ai du tombé d’elle 4 fois depuis que l’ai (6 mois environ) dont 3 fois depuis janvier. Je voulais savoir ce qui peut faire ça je pense demander à ce qu’on lui réduise d’un litre sa ration.Elle est devenu dangereuse , je ne peux absolument pas monter avec d’autre cavalier ( sauf quand je vois qu’elle est hyper bien poser comme vendredi dernier par exemple) car je perd tout contrôle rênes courtes comme rênes longues ( j’ai presque l’impression d’avoir plus de gestion de l’allures ainsi ) . Je ne s’est plus quoi faire, on me dis de plus mettre un mors plus dur mais pas envie , elle est sensible de la bouche je veux pas la casser, ou de la corriger une bonne fois pour toute…. c’est pas du tout dans mes habitudes, je suis quelqu’un de très calme ( ce qui surprend les autres cavaliers : » tu fronces même un sourcil ? ») et qui monte sans éperons et sans autre artifice.
    Auriez vous une solutions pour moi ? Des exercices à aborder avec elle ?

  • Bonjour ! Tout d’abord pas de panique, tout peut s’arranger.
    Si vous êtes certaine qu’elle n’a aucune douleur et que son matériel est bien adapté, vérifiez sa ration et son mode de vie. Si (et seulement si) sa ration est vraiment trop riche, alors il faudra certainement la modifier ou la réduire. Attention toutefois à toujours laisser du foin à volonté (ou presque), et de vous assurer que sa ration soit bien adaptée à votre jument pour ne pas qu’elle souffre de carences.

    Son mode de vie est également important : si c’est une jument qui vit au box et qui n’est sortie que pour travailler, son comportement s’explique déjà beaucoup plus facilement que si elle vit dans un grand champ avec des copains : elle a peut-être tout simplement besoin de se défouler.

    Est-elle tondue ? A-t-elle une couverture ? L’hiver, les chevaux ont tendance à être plus « explosifs » que le reste de l’année, entre la fraîcheur ambiante et l’air frais qui entre dans les poumons. Allez faire un footing de bon matin en hiver, vous verrez que cette sensation d’air glacé qui rentre dans vos poumons est très revigorante, il en est de même pour nos amis équins ! 🙂

    D’un point de vue travail, je vous recommande d’essayer de travailler de nouveau à pied pendant quelques jours, ne serait-ce que pour vous faire de nouveau mutuellement confiance et retrouver du plaisir à être ensemble. Et même lorsque vous vous remettrez en selle, continuez de faire une ou plusieurs séances de travail à pied par semaine si vous le pouvez ^^

    Concernant le travail monté, je pense que dans un premier temps il serait bon de lui laisser lâcher son jus avant de monter dessus. Vous pouvez la lâcher en liberté ou bien la longer par exemple. Elle devrait être plus disponible pour vous ensuite ! De plus, n’hésitez pas à repartir sur des bases, à faire comme si vous débourriez votre jument. Demandez à quelqu’un de la tenir en main pendant que vous êtes dessus au pas, puis de vous longer, avant de vous laisser en autonomie. L’idée c’est de ré-apprendre à votre jument les codes de base (s’arrêter, avancer, tourner) en douceur, sans stress. Oubliez dans un premier temps les balades et les exercices compliqués, restez simplement sur des choses simples. Et petit à petit, lorsque votre jument sera davantage aux ordres, reprenez un travail plus sérieux !

    Enfin, à mon sens il n’est pas forcément utile de passer à des muserolles serrées ou des mors plus durs, mais tout dépend : si vous passez la séance entière à tirer sur la bouche de votre jument, mieux vaut passer pendant quelques séances à un mors plus dur et revenir ensuite à un mors doux : ce sera toujours moins douloureux pour elle, et plus éducatif aussi ! A mon sens il ne faut pas avoir honte d’utiliser un artifice, quel qu’il soit. Il faut simplement le faire en connaissance de cause, et toujours avec pour objectif de s’en passer !

    Pour terminer, n’hésitez pas à lire mon article sur comment gérer un cheval chaud, peut-être qu’il pourra vous être utile !

    J’espère que ma réponse pourra vous donner quelques pistes. Bon courage en tout cas 🙂

  • Bonjour,
    J’ai un pur sang de 9 ans que j’ai depuis janvier 2017. De janvier à début juillet 2017, c’était un cheval calme pas regardant du tout même si ce mettre sur la main était un peu difficile (lointain passif de coureur). En juillet dernier, nous avons déménagé donc changement de pension. J’ai bien senti qu’il avait plus de « gaz », au départ je n’avais pas peur mais en octobre il s’est cabré sur des barres au sol et m’a fait tombé. Résultat : je suis stressée, j’ai peur. Bien évidemment, j’ai pensé aux dents et au dos donc il a eu la totale mais RAS. Après plusieurs mois sans monter car j’ai eu un problème à la hanche dû à ma chute j’ai remis le pied à l’étrier il y a quelques semaines dans la partie fermée du manège sinon il a tendance à monter en pression à regarder dehors. A pied c’est un amour, on joue, on fait des papouilles c’est vraiment génial mais dès que je monte je le sens se crisper et c’est le cercle vicieux qui commence. Sa ration a changé et est plus riche qu’auparavant, est-ce l’avoine de la ration qui est responsable de son changement de comportement ? J’avoue je suis perdue et le moniteur ne veut pas monter dessus et me laisse ainsi. Merci beaucoup pour votre réponse.

  • Bonjour ! Une ration plus riche peut en effet expliquer certains débordements, tout comme la composition de la ration : si par exemple il manque de fourrages, il peut souffrir de l’intérieur et cela peut avoir des répercussions sur son comportement. Il faudrait aussi regarder du côté de ses conditions de vie. Peut-être est-il mal dans ses baskets, par exemple s’il vit au box alors et ne sort que pour travailler (en particulier s’il était habitué à vivre au pré, mais pas que), ou encore s’il est privé de tout contact avec ses congénères (ou s’il y en a peu).
    Le planning de travail peut également être analysé : si les séances sont très espacées, le cheval peut avoir besoin de se défouler davantage. Si les séances de travail sont trop rapprochées, le cheval peut avoir besoin de lâcher du lest un peu. Bref, c’est vraiment le cheval dans son ensemble qu’il faut regarder, et c’est d’ailleurs ce que vous avez l’air de faire (c’est très bien, et c’est assez rare pour être souligné). Le fait d’avoir contacté un dentiste et un ostéo est une très bonne chose par exemple 🙂

    A l’heure actuelle, je pense aussi que vous vous crispez certainement lorsque vous vous mettez en selle (ce qui est totalement normal, vu les circonstances), et il le ressent. Cela explique certainement (au moins en partie) pourquoi il est plus agité en selle qu’à pied. Les chevaux sont de véritables éponges à émotion ! Avez-vous la possibilité de monter un autre cheval une ou deux séances, pour vous remettre en selle en douceur ? Quant à votre cheval, peut-être pouvez-vous commencer par le travailler plus souvent durant ces prochains jours, et le longer systématiquement avant de monter dessus ? Quitte à ne faire que du pas les premières fois si nécessaire, l’objectif n’est pas tellement de reprendre le travail normal, mais de vous retrouver. Sortir en balade avec une amie peut aussi être hyper bénéfique sur le mental, mais après à voir en fonction du cheval car il ne faudrait pas qu’il soit trop joyeux :p

    Je n’en reviens pas par contre que votre moniteur ne veuille pas monter dessus. :/

    Bon courage en tout cas, et rassurez-vous : ce n’est qu’une mauvaise passade, bientôt je suis certaine que tout ira mieux entre vous 🙂

  • Merci beaucoup pour votre réponse ! Il vit au pré avec mon papy et ils ont fourrage à volonté ! Je vais suivre vos conseils et je vais partir en balade avec lui mais à pied pour commencer car avant ma chute il s’était cabré en balade après 100 m de trot. Je vais plus remonter mon vieux aussi histoire de reprendre confiance à cheval.
    Pour mon moniteur je crois qu’il en a peur et a même prétexté que c’était ma selle qui glissait donc il ne voulait pas mettre ses fesses dessus. Je regarde également pour être encadrer par quelqu’un d’autre voire de changer de pension même si je dois faire 15 km de plus !
    En tout cas, merci beaucoup pour vos conseils avisés !

  • Merci beaucoup d’être revenue répondre ! C’est super si vous avez un autre cheval avec lequel vous pouvez reprendre confiance en douceur.
    Votre moniteur n’a pas l’air très professionnel ni rassurant… Un changement d’encadrement (ou de pension du coup) pourrait vous faire beaucoup de bien en effet. Tenez-nous au courant pour la suite, et surtout n’oubliez pas : vous montez pour votre plaisir alors ne vous mettez pas la pression, allez-y à votre rythme 🙂

  • Bonjour, merci pour ces conseils. Malheureusement mon cas est un peu complexe. J’ai un jeune cheval qui a été très calme en période chaude, mais qui, depuis ce début d’hiver, devient dangereux. Il fait tout pour me mettre par terre lorsque je le monte au bout de 5 minutes, et risque de se blesser lui même, c’est comme un jeu pour lui. C’est un pur sang mais qui n’est pas sur l’oeil, a jour dentiste, ostéo, vétérinaire….. Et chaque petite chose est un prétexte pour faire un écart, alors que habituellement il n’y prête pas attention.
    De ce fait, j’ai beaucoup d’appréhension du fait qu’il soit très imprévisible et surtout dangereux pour nous deux. Pourriez-vous me donner des conseils pour le détendre en cette période d’hiver très compliquée ?

    Merci beaucoup !

  • Bonjour !
    Quelles sont les conditions de vie de votre cheval ? S’il vit au box, je ne saurai que trop vous conseiller d’opter plutôt pour un hébergement au pré (et pas un petit paddock de quelques mètres carré :p) avec des copains et des distractions.
    Que mange-t-il ? Selon sa nourriture, peut-être serait-il intéressant d’augmenter l’apport en fourrages et de réduire l’apport en grains (bien entendu, à moduler selon son état etc).
    Vous pouvez tenter de le lâcher en liberté avant de le monter afin qu’il jette son trop plein d’énergie (et ce, même s’il vit au pré).
    Bon courage !

  • Bonjour, ma dp est une jument avec énormément de jus mais je n’ai pas l’impression que ce soit des douleurs car à la longe ou en balade elle est nettement plus calme. Or quand je travaille en carrière elle se met rapidement à stresser et ca se transforme en vitesse et précipitation. Il a quelque fois où elle est très detendu et je peux trotter en extension renes longues. Elle déteste avoir le contact des jambes rien que piur un depard au galop. J’ai voulu faire du travail a pied / longe et elle est totalement paniquée dé que je sort le stick ou la chambrière( je ne lui ai jamais donné un seul coup de cravache ou de stick)

  • Bonjour ! Ma jument était un peu pareille avant, avec ce genre de cheval il faut installer une routine et toujours revenir au calme dès qu’il commence à stresser. Pour la mienne, le pas rênes longues est un super décontractant. Je ne saurai que trop vous conseiller de vous lancer dans le travail à pied, notamment les 7 jeux de Parelli, et de vous faire encadrer par un pro (internet c’est bien, mais ça a ses limites ^^). Il serait également intéressant que vous discutiez avec son proprio pour voir si elle est pareille avec lui, et comment il réagit dans ces moments-là 🙂
    Bon courage, et tenez-nous au courant !

  • Je vais essayer au niveau monté mais étant cavalière de club a la base, j’ai jamais appris les bases du travail à pied et je n’ai pas les moyens de faire venir un pro(j’ai 17ans). J’avoue que je suis pas vraiment sure de moi en travail a pied et elle en profite un peu. J’en ai deja discuté avec sa proprio mais le soucis c’est qu’elle a un petit niveau et n’ose pas vraiment y toucher et la laisse dans sa zone de confort( renes mi longues avec les jambes bien devant pour ne effleurer son petit bidon). Je me suis également demandé si le mort était un problème car elle n’aime pas qu’on tire sur sa bouche( j’essaye d’avoir la main douce mais c’est parfois compliqué avec un cheval qui chauffe).

  • J’ai oublié de le préciser mais c’est une jument tres verte dans le travail. Elle a 8ans mais n’as jamais travaillé

  • Dac, merci pour ces détails !
    Malheureusement je ne sais vraiment pas quoi vous dire à part de vous faire encadrer… Si vous ne le pouvez vraiment pas (pas même une fois par mois ?), essayez peut-être du coaching en ligne ? C’est à mon avis moins bien que le coaching en live, mais c’est toujours mieux que rien. Sinon, vous pouvez toujours regarder du côté de The Tack Room, c’est un site de cours vidéos payants, qui propose notamment de nombreuses vidéos sur le travail à pied (jeux de Parelli y compris).
    Après, c’est toujours utile de faire un check-up santé et matériel complet pour être sûr que tout va bien (ostéo, véto, saddle-fitter et bit-fitter), mais il est évident que cela représente un budget…

    Ce que je vais ajouter est peut-être un peu dur, mais en tant que simple demi-pensionnaire, vous avez la chance de pouvoir changer de cheval si cette jument est trop compliquée pour vous. Attention en effet à ne pas vous faire peur, ou à ce que cela devienne dangereux !

    Bon courage 🙂

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