chevaux pur-sang arabe
Publié le 25/11/2020
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Catégorie : Races de chevaux

Races de chevaux Le Pur-Sang Arabe, le prince du désert

« Du sanglier, il a le courage ; de la gazelle la grâce ; de l’antilope la gaieté ; de l’autruche, la vitesse. »

Dicton arabe
Table Of Contents

L’origine du Pur-Sang Arabe (PSar)

Le pur-sang arabe est l’une des plus anciennes races de chevaux. Au point que les spécialistes n’arrivent pas à être d’accord sur ses origines exactes.

L’ombre sur ses origines pourrait s’expliquer par le manque de définition de la notion de « race ». En effet, ce concept est une invention des Européens. Dans le monde islamique, on parle tantôt de « cheval » arabe, tantôt de « cheval oriental ». Ainsi les lignées de Barbe et d’Arabe se chevauchent dans les écrits.

Une race née dans le désert …

En revanche, nous sommes sûrs que ce petit cheval est né au Moyen-Orient comme cheval de selle. Les chercheurs ont même trouvé des preuves de sa présence en Mésopotamie lors du 2ème millénaire avant Jésus-Christ.

C’est vers la fin du Ier millénaire avant J.-C., avec les califes de Bagdad, que les chevaux arabes sont repérés pour leur endurance, leur sobriété et leur vivacité. Puis les nomades les ont utilisés durant plus de mille ans. Le pur-sang arabe est un cheval résistant, parfaitement adapté au rude climat désertique du Moyen-Orient. Son endurance hors du commun en fait un compagnon de voyage idéal. Les nomades le faisaient même vivre dans leur tente familiale, aiguisant ainsi l’envie d’apprendre et l’intelligence du PSar.

… qui a conquis le monde entier

Léger et robuste, l’Arabe est très apprécié sur les champs de bataille. Il conquiert tous les continents et donne même l’idée de l’amélioration des races européennes, comme nous le verrons par la suite.

Les premiers pur-sang arabe arrivent en France en 732 avec la bataille de Poitiers. Mais il faudra attendre quelques siècles avant que la race s’ancre véritablement en France, principalement grâce à Napoléon Bonaparte (1769-1821). L’empereur des français permet en effet à la race de rester pure en l’implantant dans son élevage aux Haras impériaux, que vous connaissez sans doute sous le nom des Haras Nationaux. Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Marengo, l’un des fidèles étalons de Bonaparte ? Il a permis, entre autres, l’expansion du pur-sang arabe en France.

Pour en savoir plus sur l’histoire de ce cheval, je vous conseille le reportage : « Qui était Marengo, le fameux cheval de Napoléon ? » animé par Stéphane Bern.

Il faut attendre encore 2 siècles pour voir des centres d’élevage spécialisés dans la race pur-sang arabe en Europe et aux États-Unis, notamment.

En Europe, c’est Lady Wentworth avec l’élevage Crabbet Arabian Stud et son étalon Skowronek, qui permettent à la race de s’étendre. Considéré comme « le plus grand cheval arabe de tous les temps », Skowronek vient de Pologne. Il a produit près de 1000 champions en 15 ans ! Nombre de ses descendants sont exportés aux États-Unis.

L’un des plus grands et influents élevages aux États-Unis est situé à Scottsdale, en Arizona. En 1955, il organise le premier championnat national américain de la race arabe : le Scottsdale Arabian Horse Show. À cette occasion, deux spécialités voient le jour : l’Arabe de travail et l’Arabe de spectacle.

En 1974, un nouvel organisme est créé. Il a pour but de réguler le marché international du pur-sang arabe, et de préserver les lignées ancestrales. En effet, victime de son expansion sur les 5 continents, l’Arabe est croisé avec toutes sortes de races. Sa pureté est donc menacée.

À quoi ressemble un Pur-Sang Arabe ?

pur-sang arabe gris

Le pur-sang arabe est généralement reconnaissable grâce à son profil concave et son port de queue relevé. On retrouve cependant des différences d’un individu à l’autre, qui s’expliqueraient par l’existence de 5 lignées fondatrices.

Zoom sur les différentes lignées de Pur-Sang Arabe

Selon une légende, les cinq juments favorites de Mahomet seraient à l’origine des cinq lignées prestigieuses de l’Arabe. Chacune avec ses particularités (l’orthographe peut différer d’un traducteur à l’autre) :

  • Koheilan possède de magnifiques yeux, comme peints en noir, et des joues larges ;
  • Saklawi représente l’élégance féminine ;
  • Hadban est la douceur incarnée ;
  • Hamdani possède un corps de sportif, son chanfrein est droit ;
  • Muniqi est d’une rapidité exceptionnelle grâce à sa grande taille, et lui aussi à un chanfrein droit, comme vous pouvez le constater sur l’illustration ci-dessous :
Voici une petite illustration pour expliciter les différences entre 3 lignées.
© Kuhailan, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

Les différentes lignées de la race expliqueraient les modèles assez différents d’arabes. Par exemple, les chevaux de shows descendraient plutôt de Koheilan et les chevaux d’endurance descendraient plutôt de Hamdani. 

Au fur et à mesure de son expansion sur différents pays, le cheval arabe a été développé différemment.

Aujourd’hui, il se décline sous des appellations : pur-sang arabe égyptien, pur-sang arabe polonais, ou encore Shagya, par exemple. Ce sont des appellations européennes qui reprennent les caractéristiques des juments fondatrices.

Les cinq lignées sont si riches en histoires qu’il faudrait y consacrer un article entier sur chacune d’elles. Cela vous plairait-il d’en savoir plus sur les légendes liées à cette race ? Dites-moi tout en commentaire, je serai ravie de vous en reparler plus en détails dans un prochain article.

Artur Baboev, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

À quoi ressemble la tête de l’Arabe ?

La tête des chevaux arabes est très typée (plus ou moins selon les origines) et expressive grâce à ses yeux grands ouverts, à fleur de peau (les autres chevaux possèdent plutôt des yeux fondus dans la tête).

Les oreilles sont plutôt courtes et très mobiles.

Le chanfrein est également court et concave, renforcé par un nez fin où les naseaux sont très ouverts.

Le corps de l’arabe

Comme sa tête, son corps est très sec : l’ossature et les veines sont facilement distinguables sous sa fine peau. Cela lui donne un avantage pour récupérer rapidement lors de gros efforts. En effet, lors d’une course d’endurance par exemple, la chaleur s’évacue plus vite grâce à cette peau fine.

Ses membres sont sveltes, solides et agiles. Ils permettent des allures souples et étendues qui procurent une légèreté très appréciable lors de longs moments passés en selle. Et il a le pied sûr, ce qui le rend très agréable lors de randonnées.

Sa puissance est visible dans ses membres mais également dans son encolure arquée, qu’il porte naturellement haute.

La couleur de la robe n’est pas très restrictive chez les pur-sang arabes. Elle est majoritairement grise, alezane ou baie, rarement noire.

Le pur-sang arabe reste un petit cheval mesurant entre 1,40 m et 1,60 m. De plus, il est assez léger puisqu’il ne dépasse généralement pas les 450 kg.

Quel est le caractère du Pur-sang Arabe ?

Le pur-sang arabe est très proche de l’homme, sans doute l’héritage de sa vie avec les nomades. C’est un cheval très joueur, qui demande à apprendre et veut faire plaisir. Il cherche le contact avec l’homme, et le lui rend bien en état très obéissant et maniable.

De par son caractère noble et affirmé, il faut cependant faire attention à ne pas le mettre dans toutes les mains. En effet, il reste un cheval vif, à sang chaud. Avec de la douceur, de la patience et de l’amour, il fera un parfait compagnon de voyage.

Ces traits de caractère sont majoritairement présents chez les chevaux arabes. Pour autant, gardez bien en tête que chaque individu est unique et possède son propre caractère, quelle que soit sa race.

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Quelles disciplines pratiquer avec un Pur-Sang Arabe ?

Le pur sang arabe est un cheval très polyvalent. Voici ses disciplines de prédilections :

Une race avant tout taillée pour l’endurance

course d'endurance avec des chevaux ps arabe

Le pur-sang arabe a développé des facultés d’adaptation extraordinaires de par sa vie dans le désert du Moyen-Orient.

Sa robustesse, sa rapidité et sa capacité de récupération sont très appréciées pour la discipline d’endurance. En effet, il faut pouvoir tenir entre 20 et 160 km alors des courses. Parfois même 2 x 100 km sur deux jours.

Cette discipline demande énormément d’efforts au cheval (ainsi qu’au cavalier), notamment sur les grosses épreuves.

Entretien avec Angélique du Blog « J’entraine mon cheval » :

Angélique et Cantad – Port St Louis 2019 © Photo sourire

CP : Tu pratiques l’endurance avec ton cheval Cantad, un PS Arabe. Pourquoi as-tu choisi cette race pour cette discipline ?

Angélique : « J’ai effectivement choisi un PSAr pour démarrer l’endurance, mais plus je les côtoie, et plus je les aime !

Le PSAr est prédisposé pour l’endurance : il a des spécificités biomécaniques qui lui permettent de s’épanouir dans la discipline.

Pour n’en citer que quelques unes, il a une peau fine pour faciliter les échanges avec l’air afin de se « refroidir » au mieux ; ses muscles de la cuisse sont davantage composés de fibres « endurantes » pour gérer les longs efforts (contrairement au quarter horse, son opposé, qui a des fibres « explosives » pour les efforts intenses et courts) ; il a des allures rasantes et économiques… des avantages indéniables !

Au niveau caractère, on a souvent en tête le PSAr de show qui fait le malin et semble « instable », mais ceux éduqués à l’endurance sont souvent froids et calmes : pas de gaspillage d’énergie inutile ! Ils sont attachants, intelligents et ce sont souvent des chevaux courageux, avec un bon mental : deux qualités qui en font des champions pour parcourir tous ces kilomètres de l’endurance, et prendre plusieurs départs lors des longues épreuves !

Et puis, dernier point : la race en elle-même est fascinante. C’est la plus ancienne race de cheval, avec de nombreuses légendes, et une belle culture des lignées. De quoi rêver aux contes des 1001 nuits, et en apprendre un peu plus sur une culture que nous connaissons finalement peu. »

Un grand merci à Angélique d’avoir accepté de répondre à notre question ! 🙂

Le concours de modèles et allures : le show

Le show est un concours de modèles et allures. Le but est de montrer aux juges, la conformité du cheval avec les standards de la race. Les chevaux sont présentés en main ou en liberté, en mouvement ou en statique. Les juges attribuent alors une note sur plusieurs critères comme le modèle en général, le port de tête, les aplombs…

Des chevaux de tout âge sont présents. Pour la petite anecdote, au début des concours, les chevaux adultes n’étaient pas toujours débourrés. En effet, cela permettait de garder toute la beauté naturelle du pur-sang arabe. Mais aujourd’hui, cela a changé car les chevaux sont utilisés dans d’autres disciplines, comme le dressage par exemple. Si vous êtes curieux d’en savoir plus sur cette discipline, vous pouvez la retrouver tous les ans lors du salon du cheval de Paris.

Malheureusement, cette discipline amène également des dérives… Comme dit précédemment, l’une des caractéristiques recherchées chez le PSar est son chanfrein concave. Certains éleveurs cherchent alors à accentuer ce trait par la sélection génétique, ce que l’on appelle un hypertype.

Vous aurez peut-être entendu la controverse autour du poulain El Rey Magnum né en 2017, aux États-Unis ? Il a gagné le prix de la plus belle tête chez les deux ans lors du championnat du monde de show au Salon du cheval de Paris. Mais sa tête est tellement concave et son nez fin que les vétérinaires craignent un mauvais développement de son système respiratoire.

Les courses hippiques

Nick Savchenko from Kiev, Ukraine, CC BY-SA 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0, via Wikimedia Commons

Vous pouvez également admirer le pur-sang arabe lors de courses hippiques qui lui sont réservées.

En France, les premières courses sont courues en 1860, dans le sud-ouest. Peu à peu, elles se sont développé dans la région parisienne grâce aux investisseurs venant des Émirats arabes unis et du Qatar.

Les courses de pur-sang arabe ne sont pas encore très populaires : il s’en court une soixantaine par an à travers le monde. La France en est la plus grande organisatrice.

Les autres disciplines

Le pur-sang arabe est également un compagnon très apprécié lors de concours de TREC (Techniques de Randonnée Équestre de Compétition) et de tir à l’arc à cheval ! En effet, son tempérament joueur est une grande aide lors de ces disciplines.

Vous pouvez encore le trouver en attelage, où il se fait remarquer grâce à ses allures aériennes et élégantes.

Et surprise : on retrouve le pur-sang arabe en compétition de saut d’obstacles ! En effet, sa maniabilité ainsi que sa rapidité sont très appréciées. En revanche, sa petite taille, sa finesse et son passé de nomade, ne sont pas adaptés pour les compétitions de haut niveau.

Et vous, dans quelle discipline aimez-vous particulièrement cette race ? Qu’elle ait été mentionnée ou non, rendez-vous en commentaire pour m’en faire part !  

L’Arabe, le « père de toutes les races »

Le PS Arabe a été croisé avec de nombreuses races au cours de l’Histoire.

Durant les guerres, les occidentaux commencent à l’utiliser pour tenter d’améliorer leurs chevaux, jugés trop lents et trop lourds. C’est un succès. On continue alors de croiser des chevaux arabes avec des races locales. On recherche tantôt sa vitesse et son endurance, tantôt son élégance et ses os solides.

De nouvelles races sont même nées à partir de ces croisements, en voici une liste non exhaustive : 

  • Anglo-arabe, la race sans doute la plus connue : croisement entre le pur-sang arabe et le pur-sang anglais. Le pur-sang anglais a lui-même vu le jour grâce à l’importation d’étalons pur-sang arabe en Grande-Bretagne au XVIIème siècle ;
  • Arabe-barbe : issue du croisement entre l’arabe et le barbe ;
  • Ara-appaloosa : issue du croisement entre l’arabe et l’appaloosa ;
  • Quarab : issue du croisement entre l’arabe et le quarter horse, mais ce croisement est moins répandu car il provoque de l’hyperactivité chez le cheval ;
  • Arabo-lusitanien : issue du croisement entre l’arabe et le lusitanien ;
  • Arabo-frison : issue du croisement entre l’arabe et le frison ;
Arabo-frison de l’élevage des Brumières
  • Arabo-boulonnais : issue de du croisement entre l’arabe et le boulonnais. Ce croisement a permis de relancer la race, vous pouvez les admirer sous la selle des timbaliers de la Garde Républicaine ;
  • Aratel : issue du croisement entre l’arabe et l’ardennais, permettant plus d’alléger la race
  • Et plus généralement le Demi-sang arabe (DSA), qui résulte simplement d’un croisement entre un arabe et une autre race.

Nul doute que le Pur-sang arabe mérite bien son appellation de « père de toutes les races ».

J’ai personnellement eu la chance de côtoyer durant de nombreuses années une jument DSA de mère bretonne et de père arabe. Un mélange harmonieux entre la puissance et le mental calme du trait mélangé avec la légèreté de l’Arabe lors des pointes de vitesse.

J’ai également pu observer des croisements avec un étalon paint horse qui attirent l’œil avec leurs robes hautes en couleur sur un cheval très typé.

Le Pur-Sang Arabe dans la culture mondiale

Le pur-sang Arabe est la race équine la plus diffusée sur la planète. Elle est présente sur plus de 82 pays (en 2020). Ils ont donc un impact important sur la culture de nombreux pays.

Quelques haras célèbres :

Quelques chevaux pur-sang arabe célèbres :

  • Marengo, l’un des étalons de Napoléon Ier ;
  • Panama du cassous HN, cheval de saut d’obstacles de Simon Delestre ;
  • Pieraz, hongre participant à des courses d’endurance et second cheval cloné au monde.

Le cheval Arabe dans la littérature et au cinéma :

  • Le fils du Cheik, sorti en 1926 dans lequel l’acteur principal chevauche un étalon arabe ;
  • Apparition des chevaux arabes dans le film Ben-Hur, 1959 ;
  • Le film Hidalgo, sortie en 2004 propose de découvrir la course entre un cheval arabe et un paint horse ;
  • Black, héros fictif de la série littéraire et télévisée, l’étalon noir de Walter Farley.

Et vous, que connaissez-vous et qu’aimez-vous chez le « prince du désert » ? 🙂

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Commentaires publiés

1 commentaire.

  • Pour la néophyte que je suis en matière de chevaux, cet article m’a permis d’en savoir un peu plus sur le pur-sang arabe, sur les différentes robes. J’ai adoré le mystère sur le cheval de Napoléon, Marengo, qui est introuvable sur les registres des chevaux de l’empereur mais figure dans tous les événements qu’il a rapportés. Bravo à Léa pour m’avoir transportée dans un univers que je ne connaissais pas,avec cet article fouillé, très intéressant et très accessible aux non initiés. Bonne continuation. Soizic

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