La colique est un trouble à ne surtout pas prendre à la légère : elle est en effet mortelle pour le cheval. Il est essentiel pour tout cavalier de savoir repérer rapidement les signes d’une colique.
Qu’est-ce qu’une colique ?
Il existe trois sortes de coliques :
* La colique par obstruction : c’est la plus courante. Cette colique touche le tube digestif. L’aliment, au lieu de « glisser », se bloque quelque part dans le tube digestif et forme un bouchon. Soit parce qu’il a gonflé en s’imbibant de salive, d’eau et/ou de suc, soit parce qu’il est indigeste.
Or, un cheval ne peut pas vomir. Il a donc de grandes difficultés pour expulser ce gênant bouchon. Parfois le bouchon finit par disparaitre de lui-même au bout d’un temps plus ou moins long, mais l’intervention rapide du vétérinaire est souvent nécessaire.
* La colique par dysmicrobisme : ce type de colique est également très courant. Elle résulte d’un problème au niveau de la digestion elle-même : l’aliment n’est pas bien assimilé et provoque divers troubles au niveau du transit (spasmes, acidité, dilation, congestion…).
* La colique « chirurgicale » : elle est due à une torsion accidentelle du viscère ou encore à un retournement d’estomac. Souvent, cette colique résulte d’une colique par dysmicrobisme ou d’une colique par obstruction. Cette colique est très dangereuse et doit être traitée au plus vite. Voilà pourquoi il est important d’empêcher le cheval de se rouler !
Il est relativement simple de repérer un cheval qui souffre de colique : il a très mal au ventre et tourne sans cesse sa tête vers ses flancs, il se couche avec précaution, tente de se rouler et se campe.
Il arrive même que le rythme cardiaque du cheval augmente fortement (jusqu’à 60 voire 100 pulsations par minute), auquel cas la situation est grave : la vie de votre cheval est en grand danger !
La première chose à faire en cas de suspicion de colique est de retirer l’eau et la nourriture qui sont à la disposition de votre cheval.
Prenez ensuite sa température et son rythme cardiaque, puis téléphonez à votre vétérinaire en mentionnant ces informations.
En attendant l’arrivée du vétérinaire, tachez de faire marcher votre cheval s’il en est capable. Rassurez-le, parlez-lui, essayez de le décontracter. Et surtout : empêchez-le de se rouler au risque qu’il ne se fasse une torsion !
4 conseils pour éviter la colique
Il est impossible de se prémunir à 100% contre cette maladie, mais voici quelques précautions à prendre :
1) Donnez du fourrage en quantité suffisante à votre cheval, et ne le nourrissez pas exclusivement avec des aliments concentrés (granulés, grains divers…) ;
2) Ne donnez pas à boire à votre cheval juste après qu’il ait mangé des aliments concentrés. Le reste du temps, donnez-lui un accès illimité à une source d’eau ;
3) Faites régulièrement appel au dentiste (au moins une fois par an) afin qu’il puisse vérifier que la bouche de votre cheval est en bon état ;
4) Ne changez pas brusquement l’alimentation de votre cheval, faites-le de manière progressive.
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