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Aujourd’hui, on a choisi de vous parler un peu Piroplasmose ! C’est une maladie dont vous avez sûrement entendu parler, car elle touche chaque année de nombreux chevaux, avec des signes cliniques parfois frustes - c’est-à-dire pas évidents à observer.
Mais le terme « piroplasmose » est parfois un peu utilisé à tort pour caractériser en fait ce qu’on appelle un « Syndrome Piro-Like »
Faisons donc le point sur toutes ces maladies qui s’apparentent de près ou de loin à la piroplasmose.
Le « Syndrome Piro-Like », qu’est-ce que c’est au juste ?
Depuis quelques temps, et en accord avec le RESPE (Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine), il a été convenu de parler de « Syndrome Piro-Like » pour évoquer l’ensemble des signes cliniques relativement frustres qui sont liés des maladies vectorielles (c’est-à-dire des maladies transmises par des tiques, moustiques, taons, etc…) chez le cheval.
Les signes que l’on observe sont principalement :
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Baisse d’appétit
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Hyperthermie, pouvant parfois aller jusqu’à 41°C
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Léthargie, baisse de forme, contre-performance
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Œdèmes des membres
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Anémie, pétéchies parfois.
L’un des symptômes fréquemment observé est une baisse de forme
Ces différents symptômes peuvent être caractéristiques de plusieurs maladies :
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Piroplasmose liée à Babesia cabali ou à Theileria equii
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Anaplasmose
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Maladie de Lyme
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Leptospirose
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Anémie Infectieuse Equine
Nous allons donc faire le point dans un premier temps sur chacune des maladies qui font parties de ce syndrome :
La piroplasmose
La **piroplasmose ** au sens strict du terme peut être causée par 2 agents différents : Babesia cabali et Theileria equii.
Ces deux agents sont des protozoaires transmis par les tiques. Ils peuvent provoquer une forme aiguë ou chronique de piroplasmose. La forme aiguë se caractérise par une forte fièvre, souvent associée à des muqueuses pâles à jaunes. En forme chronique, on observe plutôt un **amaigrissement ** et une baisse de forme, ainsi que des **œdèmes ** des membres.
Elle peut s’avérer grave, voire fatale, lorsqu’elle n’est pas traitée à temps.
Le vétérinaire peut réaliser un frottis, et pourra parfois observer les protozoaires à l’intérieur des hématies.
La flèche montre des babesias incluses dans une hématie
L’anaplasmose
L’anaplasmose est proche de la piroplasmose. Elle est également transmise également par des tiques, mais est liée à une bactérie Anaplasma phagocytophilum.
Les symptômes sont assez semblables à la piroplasmose avec une hyperthermie, de l’abattement, une baisse d’appétit, ainsi que des œdèmes et de l’amaigrissement. Cependant, l’infection peut parfois être asymptomatique.
La guérison se fait en général de manière spontanée, en une dizaine de jours.
La maladie de Lyme
Aussi appelée Borreliose, la maladie de Lyme est causée par Borrelia burgdorferi, une bactérie transmise également par les tiques, souvent 2 à 3 jours après la morsure (d’où l’intérêt de retirer rapidement les tiques sur un cheval !).
Il existe également de nombreux porteurs asymptomatiques, mais dans des cas aigües, on pourra observer de l’hyperthermie, de l’abattement, de l’anorexie, ou encore des raideurs musculaires, des myosites, ou des boiteries.
La leptospirose
La leptospirose est liée à une bactérie également : la Leptospira interrogans. Elle est transmise par contact avec l’urine de rongeurs ou de petits animaux domestiques ou sauvages. Les chevaux se contaminent fréquemment en buvant dans des eaux non renouvelées, ou près des zones humides (mares, …).
Les formes aigües sont assez rares et provoquent des fièvres associées à des troubles rénaux, hépatiques, ou pulmonaires. Dans les formes chroniques, on observe souvent des uvéites, ou de l’amaigrissement. Des avortements sont aussi possibles chez les juments pleines.
Mais le plus souvent, l’infection est asymptomatique.
Une uvéite peut être causée par la leptospirose
L’Anémie Infectieuse Equine
L’anémie infectieuse équine est une maladie grave causée par un virus de la famille des Retrovirus. L’infection reste inaperçue jusqu’à être révélée par un stress quelconque (baisse d’immunité, changement de température, changement de mode de vie, …).
C’est une maladie virale, réglementée en France et pour laquelle le portage asymptomatique est le plus fréquent. Les chevaux restent porteurs à vie. Elle fait partie des vices rédhibitoires. Le test des chevaux est donc possible lors d’une visite vétérinaire d’achat.
Lorsque l’animal déclare la maladie, elle se traduit principalement par de fortes fièvres, aigües ou récurrentes, associées à de l’anémie.
Comment établir le diagnostic d’une maladie piro-like ?
Le diagnostic repose dans un premier temps sur une suspicion clinique : hyperthermie d’origine indéterminée, baisse de forme, baisse d’appétit, et éventuellement pâleur des muqueuses.
Sur les seuls signes cliniques visibles, il est impossible de faire la différence entre les différentes maladies. Une analyse de laboratoire devra être effectuée pour évaluer si le cheval est positif à l’une des ces maladies. Le traitement ainsi que le pronostic sera différent selon le résultat du diagnostic.
Un test de Coggins pourra être effectué pour diagnostiquer une Anémie Infectieuse.
Attention ! Les diagnostics sont parfois difficiles à interpréter. C’est le cas par exemple de la sérologie pour la Maladie de Lyme : un résultat positif démontre qu’il a rencontré la maladie, mais pas nécessairement que c’est ce qui le rend malade à l’heure actuelle.
Comment soigner une maladie piro-like ?
Le traitement dépendra de l’origine de la maladie, et des résultats de laboratoire. Toutefois, dans tous les cas, le cheval devra observer une période de repos le temps de la guérison.
Dans le cas de la Piroplasmose, un traitement à base de CARBESIA® sera entrepris afin d’atteindre les protozoaires responsables de la maladie. Souvent, dans le cas de Theileria, le cheval restera porteur à vie.
Pour la leptospirose, la maladie de Lyme ou l’anaplasmose, le cheval sera sous traitement antibiotique pendant 1 à 2 semaines.
©AUDEVARD
En revanche, il n’existe aucun traitement contre l’anémie infectieuse. C’est pour cette raison que cette maladie est très contrôlée à l’heure actuelle. Sa fréquence diminue d’ailleurs fortement.
Des **compléments ** permettant de renforcer l’immunité peuvent également être utilisés pour aider le cheval à se remettre plus rapidement. C’est le cas par exemple du Immuno RS de chez Audevard. Enfin, pour les adeptes de la phytothérapie, **l’Echinacée ** peut être utilisé chez ces chevaux en complément également.
Syndrome piro-like : ce qu’il faut retenir
L’ensemble ces maladies provoquent le même type de signes cliniques à savoir : fièvre, abattement, anorexie principalement, qui doivent alerter rapidement le propriétaire.
Le diagnostic est difficile et passe par des analyses de sang en laboratoire. Le traitement permet un rétablissement complet du cheval dans la majorité des cas.
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