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Nombreux sont les propriétaires qui ont connu cette mésaventure : le bouchon œsophagien. Affection sévère et urgente, il est important de savoir le reconnaître pour agir au plus vite.
Qu’est-ce que c’est ?
Le bouchon œsophagien, comme son nom l’indique, correspond à un amas de nourriture qui se coince dans l’œsophage, dans différentes parties de celui-ci, empêchant ainsi le cheval de déglutir pour avaler sa nourriture.
L’œsophage est un tuyau relativement souple, qui s’aplatit lorsqu’il est vide et se détend au passage de l’aliment. Des fibres musculaires se contractent pour faire avancer le bol alimentaire jusqu’à l’estomac. Toutefois, lorsque le bol est trop volumineux, la paroi œsophagienne ne peut plus se détendre et les contractions musculaires sont infructueuses.
Rassurez-vous : le bouchon œsophagien ne perturbe pas le passage de l’air, le cheval peut respirer, même s’il donne parfois l’impression de “s’étouffer”.
Ce problème survient principalement avec des granulés, que le cheval mange trop rapidement : une grosse bouchée de granulés se compacte et reste coincée lors du passage dans l’œsophage. On peut retrouver ce problème également avec du foin, de la paille, de manière moins fréquente, ou encore avec du pain ou des pommes entières.
Le risque lors de bouchon, c’est que rapidement, le cheval se déshydrate car il ne peut plus boire. Il est douloureux, a tendance à coliquer, il s’agite, et s’épuise.
Comment reconnaître un bouchon oesophagien ?
Vous ne pourrez passer à côté d’un bouchon ! C’est un problème impressionnant : le cheval étend son encolure, essaye de déglutir en vain. On sent parfois une boule sur le côté de l’encolure, qui correspond au bol alimentaire coincé.
Regardez bien les naseaux de votre cheval pour observer un éventuel jetage
Souvent, vous observerez un jetage alimentaire, par la bouche ou par le nez, ainsi que de la **salivation ** intense.
De manière générale, le cheval va **transpirer ** beaucoup, il va paraître agité, douloureux. Il peut se coucher ou se rouler.
Prévenir plutôt que guérir
Le meilleur moyen pour lutter contre les bouchons, c’est de prévenir leur apparition !
Pour cela, facilitez la prise alimentaire lente du foin mais également des granulés en installant des dispositifs qui prennent du temps au cheval : filets à foin par exemple. Pour les granulés, vous pouvez disposer des pierres, ou des **morceaux de pierre à sel dans la mangeoire ** pour leur rendre la tâche plus difficile.

Évitez également de donner du **pain ** aux chevaux, celui-ci, en s’humidifiant avec la salive peut gonfler lors du passage dans l’œsophage et créer le bouchon. Pour les pommes ou les carottes, préférez des morceaux déjà coupés.
Une visite régulière du dentiste équin est également conseillée afin de vérifier les capacité de mastication du cheval.
Que faire en cas de bouchon oesophagien ?
Si malgré toutes ces précautions votre cheval fait un bouchon, appelez votre **vétérinaire ** rapidement. En l’attendant, vous pouvez retirer la nourriture, faire marcher le cheval, et masser doucement la zone.
Le vétérinaire administrera un anti-spasmodique (par exemple de la calmagine) afin de décontracter les muscles œsophagiens, et réalisera un sondage naso-gastrique pour lever l’obstacle. Si votre cheval est chez un professionnel du milieu, il pourra l’administrer lui-même, sous certaines précautions.
Le principal risque à la suite d’un bouchon est la broncho-pneumonie par fausse déglutition : le passage vers l’estomac étant altéré, les reflux d’aliments peuvent passer dans la trachée. D’où l’intérêt de faire venir un vétérinaire au plus tôt.
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