Le cheval Frison : « la perle noire »


Le Frison est originaire des Pays-Bas, et plus précisément de la province de la Frise dont il tient son nom. Surnommé « La perle noire » en rapport avec la couleur unique de sa robe, il est très élégant et charismatique, ce qui le rend incontournable dans le milieu du spectacle équestre et du cinéma.

 Histoire du Frison

Au Moyen Âge, le Frison séduit beaucoup de part ses longs crins ondulés, sa force et son allure noble. Il est ainsi très prisé des grands seigneurs. Il débute la haute école aux XVIème et XVIIème siècles, après avoir été croisé avec des chevaux espagnols, qui lui ont apporté des allures plus relevées ainsi qu’un port de tête altier.

Durant le siècle suivant, il est régulièrement utilisé pour la guerre. Les Pays-Bas (détenus à l’époque par le Roi de France) jouent alors un rôle majeur dans l’évolution de la race : des primes sont accordées aux meilleurs éleveurs de ces chevaux afin que la race puisse fournir l’armée.

Au XIXème siècle, le Frison connait un engouement encore plus intense grâce au développement des courses de trot (trottées et montées). De nombreux éleveurs en profitent toutefois pour le croiser avec des trotteurs Orlov et des Morgan pour améliorer les performances de ces chevaux. Ceci, ainsi que la modernisation de l’agriculture, a toutefois presque condamné la race : seuls une centaine de spécimens purs subsistent alors, dont seulement quatre étalons.

Dans les années 1900, deux nobles se mobilisent alors pour la sauver. Ils ouvrent un registre d’élevage pour le Frison, et relancent l’élevage en faisant de ces quatre étalons les piliers de la race Frisonne telle qu’on la connait aujourd’hui.

Soixante ans plus tard, le Frison vit de nouveau un coup dur : avec l’émergence des courses de galop, le Pur-sang est la race vedette de l’époque. Ses aptitudes en attelage lui permettent toutefois d’échapper une nouvelle fois à l’extinction de la race et de regagner en popularité.

Aujourd’hui, le Frison est le cheval emblématique de l’histoire Hollandaise. La reine Beatrix est devenue marraine de l’association royale du registre d’élevage du Frison, et cette race est la seule autorisée à conduire l’attelage royal. Depuis 2004, la race frisonne est reconnue par les Haras Nationaux français, en tant que cheval de selle.

Carte d’identité du cheval Frison

cheval frisonSa morphologie

Le cheval Frison mesure en moyenne entre 1.55 m et 1.65 m, bien qu’il existe des spécimens de plus grande taille. Il est doté de crins abondants et ondulés, d’un port de queue bas et de fanons longs. Il s’agit d’un cheval très musclé, disposant d’un port de tête particulièrement haut (ce qui le fait paraitre souvent plus grand que ce qu’il est en réalité), de sabots larges ainsi que d’un dos plutôt long. Ses poumons sont toutefois de petite taille, une particularité qui empêche ce cheval d’être présent à haut niveau en compétition, malgré des allures remarquables.

Bien que les stud books ne font aucune différence, on dit aujourd’hui qu’il existe deux types de Frison : les « baroque« , plus lourds, et les « sport« , beaucoup plus léger et disposant d’allures plus étendues.

Sa robe

Le cheval Frison pure race est exclusivement noir. Le stud-book de la race est particulièrement ferme là-dessus, et sont même refusés des Frison noirs présentant des reflets roux importants, ou encore ceux disposant de marques blanches (balzanes, étoiles…). Il tire d’ailleurs de sa robe et de son élégance le surnom de « Perle Noire ».

On peut trouver des chevaux Frison alezan brûlé ou encore gris : toutefois ces Frisons doivent leur robe originale à des croisements avec d’autres races et ne peuvent en aucun cas être agréés en tant que reproducteurs pour la race. Comme dit, seule la robe parfaitement noire est acceptée par les stud-books.

Son caractère

Le Frison est réputé pour avoir un bon mental tout en restant un cheval vif. Joueur et plein de bonne volonté, il dispose d’une excellente capacité d’apprentissage.

Utilisations du cheval Frison

Le Frison étant particulièrement noble, élégant et doté d’allures relevées, il est très recherché pour le spectacle équestre, le cinéma ou encore l’Attelage, et notamment l’Attelage de tradition (le modèle manquant de force et de souffle pour les épreuves de Marathon).

Il excelle en outre en dressage et notamment en dressage de Haute Ecole. Il brille d’ailleurs sur les terrains de concours de nombreux pays, bien qu’en France cette race soit trop sujette à des à-priori pour être utilisé dans cette discipline (à noter que le Pure Race Espagnole souffre d’ailleurs du même problème).

Son manque de souffle et de forme le rendent en revanche peu à l’aise en endurance, en cross ou en saut d’obstacles. Les modèles les plus légers pourront cependant faire le bonheur des cavaliers amateurs de TREC, tant que leurs ambitions sportives restent raisonnables.

 

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