[Cinéma] Jappeloup

Le film Jappeloup est un grand film français, réalisé par Christian Dugay et sorti en 2013. Ce film est loin d’être passé inaperçu au box office, autant par le public cavalier et non cavalier. Cheval Partage ne pouvait pas passer à côté de ce chef d’oeuvre du cinéma et de ce grand couple équestre !

Synopsis du film Jappeloup

Pierre Durand est un cavalier de talent, toutefois il décide de mettre de côté sa passion de l’équitation pour devenir avocat. Pour un temps seulement. Son père achète Jappeloup, un jeune cheval caractériel et sensible. Pierre se remet alors en selle et abandonne son métier d’avocat pour devenir cavalier professionnel.

Victoires, remises en question et naissance d’un des couples français les plus performants de l’histoire du CSO, voilà ce qui nous attend tout au long du film.

Jappeloup, une légende vivante

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Pierre Durand et Jappeloup, champions olympiques en 1988

Le film Jappeloup est tiré de l’histoire vraie du couple Pierre Durand et de son cheval Jappeloup de Luze. Un couple équestre qui a beaucoup fait parler de lui durant les années 80.

Jappeloup est né d’un croisement entre un trotteur et une pur sang anglaise. D’abord destiné à la course, il se détourne pour le saut d’obstacles.

Pierre Durand refuse dans un premier temps de l’essayer, le qualifiant de trop petit (Jappeloup mesurait en effet seulement 1m58 au garrot). Toutefois, le cavalier voit le cheval sauter un an plus tard et revient alors sur sa décision. Le cheval est doté d’un gros caractère et d’un coup de saut extraordinaire (dû à une profonde peur des barres).

Le couple enchaîne les compétitions, les victoires et les désillusions. Ils gagnent finalement la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Jappeloup prend sa retraite en 1991 et rejoint le paradis des chevaux la même année suite d’un arrêt cardiaque à 16 ans.

Mon avis sur le film

Comme beaucoup de cavalières, je me suis ruée au cinéma près de chez moi pour aller voir ce film. A l’époque, je ne connaissais Jappeloup que de nom, n’étant pas de sa génération. Et j’ai adoré ce film. J’adore cette histoire, de ce cheval qui vient de nulle part, qu’on regarde parfois même de travers et qui au final a les capacités extraordinaires et l’envie d’aller toujours plus loin, toujours plus haut. Je trouve que c’est un bel exemple de combativité, autant de la part du cavalier que du cheval. Ce que j’ai le plus aimé, c’est la création de la relation entre Jappeloup et Pierre, deux personnalités bien trempées.

La réalité a évidemment été édulcorée pour le film, peut-être par raccourci ou pour toucher davantage le public. S’il a bien été reçu au box office, le « vrai » Pierre Durand n’a pas apprécié le film, notamment l’image que l’on avait de lui, qu’il soit finalement plus intéressé par les victoires et sa réputation que par son cheval, comme lui dit son groom durant le film. Le cavalier affirmait ne pas se reconnaître et se défend en trouvant que le film présente une vision fausse de sa relation avec Jappeloup, qu’il passait réellement du temps avec son cheval. A l’inverse Nadia Devilder, son ex-femme, estime que son propre rôle était très représentatif. Elle aurait même déclaré qu’elle avait l’impression de se voir elle-même à l’écran. Elle apporte également une nuance sur la relation Jappeloup-Pierre qu’elle qualifie de privilégiée.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur leur véritable histoire et sur le lien qu’ils avaient créé au fil des années, vous aurez tous les informations dans le livre Jappeloup, écrit par Pierre Durand lui-même, ou bien dans notre article consacré au livre : voir la critique du livre.

Le film fait également mouche grâce à son casting qui s’approche de la perfection. Je fais évidemment allusion à Guillaume Canet. Bien qu’au début, je pensais qu’il avait été choisi parce que c’est l’acteur français en vogue, qu’il va attirer un large public grâce à sa notoriété mais il n’en est rien. Avant d’être acteur, Guillaume Canet était cavalier professionnel. Une mauvaise chute l’oblige à arrêter et il se tourne vers le cinéma. Coïncidence avec Pierre Durand ? J’aimerai croire que non ! Depuis le tournage du film, Guillaume Canet a repris le chemin des concours et tourne actuellement en CSI**.

Marina Hands, qui joue Nadia Devilder-Durand, est également une habituée des écuries. En 2011, elle tourne dans Sport de filles, un film orienté dressage cette fois-ci. Et comme le hasard fait bien les choses, Marina et Guillaume ont côtoyé le même centre équestre durant leur enfance. Pour parfaire le casting, Daniel Auteuil s’ajoute au reste de l’équipe et joue le rôle du père de Pierre.

Bref Jappeloup est un film que tout le monde peut aimer. Les compétitions et entraînements s’enchaînent de manière fluide et logique, sans trop peser d’un côté ou de l’autre. Tout arrive au bon moment, ni trop vite ni trop lentement. Un mélange parfait d’adrénaline et d’émotion. Un bon film à voir ou à revoir entre amis cavaliers ou en famille.


Et vous, vous en avez pensé quoi de Jappeloup ?

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