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Je suis sûre que t’es d’accord avec moi : le temps file entre les doigts et on a tendance à courir partout, sans jamais se poser. Les mois s’enchaînent et d’un coup on remarque qu’on est épuisées, probablement depuis bien longtemps.
Cette semaine, je te propose de faire ce que les Anglais appellent le summer reset : profiter des journées longues, du rythme ralenti et de la tête plus claire pour faire le tri dans sa vie.
C’est quoi le summer reset, exactement ?
Le summer reset, c’est un vrai temps d’arrêt que tu te réserves une fois par an. Tu regardes ta vie en face, tranquillement, et tu décides de ce que tu gardes et de ce que tu changes.
Pas de grand chamboulement type « je quitte tout pour ouvrir un café à Bali ». Juste un inventaire honnête, au calme, avec un carnet et une boisson fraîche. Rien de plus.
Pourquoi le faire en été
Parce que c’est le seul moment de l’année où tu as vraiment le mental dispo. Le reste du temps, tu es dans le feu de l’action : le boulot, les enfants, les concours, l’écurie, les imprévus. Tu enchaînes sans jamais lever la tête.
L’été, le rythme retombe. Les journées s’étirent, les urgences se calment, tu récupères de l’espace dans ton cerveau. C’est exactement ce qu’il te faut pour faire le point : de la disponibilité mentale, et pas juste une bonne intention.
Et puis il y a la rentrée juste derrière. Septembre, c’est le vrai 1er janvier des gens qui vivent au rythme des saisons. Autant l’aborder en sachant où tu vas.
À quoi ça sert concrètement
Sur le papier, ça a l’air un peu flou. Dans les faits, voilà ce que ça te rapporte :
- Tu mets des mots sur ce qui te pèse. Ces trucs que tu sens bizarres depuis 6 mois sans jamais les nommer, tu les identifies enfin.
- Tu arrives à la rentrée avec un cap. Au lieu de te faire happer par le tourbillon de septembre et de subir le rythme des autres.
- Tu récupères du temps et de l’énergie. Parce que tu arrêtes de te battre sur 15 fronts pour n’en garder que 3.
- Tu refais de la place à ce qui te fait plaisir. Les copines, le cheval, le sport, les soirées qui ne servent à rien. Tout ce qui saute en premier quand tu cours partout.
- Tu allèges ton quotidien pour de vrai. Le tri matériel, les abonnements oubliés, la penderie. On sous-estime à quel point ça libère la tête.
Et le vrai bénéfice, il arrive avec le temps. Une fois que le summer reset devient une habitude annuelle, tu ne dérives plus pendant 3 ans sans t’en rendre compte. Tu corriges le cap chaque été, un petit peu.
Les 5 étapes pour un summer reset réussi
Ça te tente ? Alors voici comment je m’y prends, étape par étape.
1. Fais un état des lieux honnête
Avant de réformer quoi que ce soit, il faut savoir où tu en es. Prends un après-midi tranquille, un carnet, et trace 6 colonnes :
- Boulot
- Couple
- Famille / enfants
- Amis
- Santé / corps
- Toi / temps perso
Sous chaque colonne, note ce qui marche et ce qui ne marche pas. Sois honnête. Pas honnête pour Insta, pas honnête pour rassurer, honnête pour de vrai (même si ça pique un peu).
Tu vas voir des choses te sauter aux yeux. Des trucs que tu sentais bizarres depuis 6 mois sans oser les nommer. Cette étape-là est inconfortable mais essentielle. Sans état des lieux, pas de tri possible.
2. Identifie les 3 vraies frictions
Bon normalement, tu vas vite te rendre compte que des trucs à améliorer, il y en a des tonnes. Et probablement que tu vas avoir envie de tout régler d’un coup. Mais c’est une mauvaise idée, ça va être complètement contre-productif. Choisis-en 3. Les 3 qui te bouffent le plus d’énergie au quotidien.
Critère pour les repérer : ces trucs qui te font râler intérieurement plusieurs fois par semaine. Ça peut être une personne qui t’épuise, une habitude qui te plombe, un truc qui t’angoisse rien que d’y penser.
3 frictions. Pas plus. Tu t’attaqueras au reste de ta liste plus tard.
3. Prends une décision
Tu as tes 3 problématiques à résoudre. Maintenant, pour chacune d’entre elles, pose-toi cette question : « est-ce que je veux changer, accepter, ou partir ? ». Je m’explique :
- Changer : tu agis pour modifier la situation. Exp : tu prends RDV chez un kiné pour ton dos qui te fait mal depuis 6 mois. Tu poses une vraie conversation avec ton mec sur le partage des tâches. Tu changes de poste en interne.
- Accepter : la situation ne va pas changer, mais tu fais la paix avec. Exp : tu acceptes que ta mère est comme ça et que tu ne la changeras pas, donc tu ajustes la fréquence des appels.
- Partir : tu quittes la situation. Exp : tu coupes avec une amie toxique, tu quittes un poste invivable, tu déménages.
Pas de honte à choisir l’acceptation pour certaines choses. Pas de drama à choisir le départ pour d’autres. Le piège, c’est de rester coincée à râler sans jamais choisir. C’est ça qui va t’épuiser.
4. Fais le grand tri matériel
Pour attaquer la rentrée sur de bonnes bases, profite aussi de l’été pour faire un grand tri dans ce que tu possèdes. Pas un Marie Kondo intégral, juste un vrai grand tri par zone.
Une zone par week-end pendant l’été :
- La penderie (tout ce que tu n’as pas porté depuis 1 an → poubelle ou don)
- Les papiers (jeter tout ce qui est obsolète, archiver le reste)
- La cuisine et le frigo (le matériel jamais utilisé, les conserves de 2019)
- La salle de bain (les produits entamés et oubliés, les médicaments périmés)
- Le téléphone (les apps inutilisées, les photos floues, les contacts fantômes)
- Le numérique (les abonnements payés et oubliés, les newsletters jamais lues)
Tu vas être effarée par la quantité de trucs qui prenaient de la place inutilement. Et tu vas sentir un poids qui s’enlève, physiquement et mentalement. On dit d’ailleurs souvent que notre extérieur reflète notre intérieur.
5. Décide à quoi va ressembler ta rentrée
Quand on est toujours dans le feu de l’action, on a tendance à se laisser happer par le quotidien. On travaille tard, on ne profite plus assez de ce qui nous anime vraiment. Perso, c’est clairement ce que j’ai vécu cette année pour le lancement de Stenko : j’ai tellement bossé pendant plus d’un an que j’ai totalement négligé mes proches. Résultat, j’ai fini par frôler le burn-out et j’ai enchaîné les problèmes de santé. Dès que j’ai repris du temps pour mes proches et pour moi, comme par magie, tout s’est arrangé peu à peu. Et tu sais quoi ? Mon travail n’en a même pas souffert, car même si je travaille moins maintenant, je suis beaucoup plus efficace.
Bon, j’arrête de te raconter ma vie ahah. Tu l’auras compris, dernière étape du summer reset : prends 30 minutes pour écrire la version idéale de ta rentrée (et plus généralement du quotidien que tu veux avoir). Pas dans le détail, juste l’ambiance.
À la rentrée, je veux :
- Garder une matinée par semaine sans réunion
- Reprendre le sport (au moins 2 fois par semaine)
- Voir mes copines au moins une fois par mois
- Couper le téléphone à 21h
- Prendre 1 journée par trimestre rien que pour moi
Cette liste-là, tu la places quelque part où tu la revois (table de nuit, frigo, dans ton agenda). Elle te servira de boussole quand le tourbillon de septembre te happera et que tu seras tentée de tout sacrifier au tempo du boulot.
La promesse à te faire
Le summer reset, c’est juste un acte de respect envers toi-même : un moment où tu te poses, où tu regardes, où tu décides. Rien de révolutionnaire, mais personne ne le fera à ta place.
Et la bonne nouvelle, c’est qu’une fois que tu en fais une habitude annuelle, ta vie commence à s’aligner sur ce qui compte pour toi, pas sur le rythme imposé par tout le monde. Sur 5 ans, ça change radicalement où tu en es.
Bon summer reset !
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