comment bien entretenir les pieds de son cheval
Publié le 28/04/2026
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Catégorie : Entretien du cheval

Entretien du cheval Parlons sabots : ce que vous devez faire (et surveiller) au quotidien

Un sabot négligé, c’est un cheval qui boite, qui compense, qui souffre. Pour l’éviter, la base c’est vraiment le curage de pieds quotidien. Chaque jour, retirez la terre, les cailloux et les résidus de litière. Ainsi, vous remarquerez tout de suite si quelque chose cloche : une odeur bizarre, un ramollissement, une chaleur inhabituelle… Pris au plus tôt, chaque problème peut rapidement rentrer dans l’ordre.

Ce qu’il faut surveiller en priorité :

La fourchette : premier signal d’alarme

La fourchette doit être ferme, souple et propre. Si elle noircit, dégage une odeur nauséabonde et devient molle au toucher, vous avez probablement affaire à une pourriture de fourchette. C’est la conséquence d’un sol trop humide, d’un manque d’hygiène (ou des deux à la fois).

Attention, l’infection peut gagner les structures internes. Donc mieux vaut ne pas attendre pour la soigner !

Tous les cas ne nécessitent pas le même traitement. Pour les fourchettes et soles légèrement ramollies, sensibles ou odorantes, un soin de première intention suffit généralement :

  • Hoof Hygiene Liquid Mustad : un liquide assainissant efficace pour un entretien préventif ou une intervention précoce sur fourchette fragilisée.
  • Hoof Solution Kevin Bacon’s : idéal pour les fourchettes et soles ramollies, sensibles, odorantes ou trop fines. S’applique après curage sur une surface propre et sèche.
  • BactiFongic Huile Bio Xtrême Force 6 : une huile bio formulée pour les pourritures profondes. Elle traite les infections bactériennes et fongiques, et forme une barrière hydrorésistante tout en laissant le sabot respirer.

Ces produits et bien d’autres sont disponibles à la vente en ligne sur topfer.fr.

Les fissures de la paroi

Toutes les fissures ne se valent pas.

Une petite fissure horizontale, superficielle ? Généralement sans gravité.

En revanche, une fissure verticale qui remonte vers le bourrelet coronaire mérite l’œil du maréchal-ferrant. C’est ce que l’on appelle une seime, et si elle est Ignorée, elle peut s’étendre et fragiliser toute la paroi.

La prévention passe par l’hydratation de la corne : en période sèche et chaude, un onguent adapté évite que le sabot se dessèche et se craquelle. Un bon parage, régulier, permet également d’éviter bien des soucis.

À quelle fréquence parer un cheval ?

La corne pousse en continu, d’environ un centimètre par mois, un peu plus vite au printemps, un peu moins vite en hiver. Si on ne pare pas régulièrement les pieds du cheval, la paroi s’évase, se casse et peut modifier les aplombs du cheval ou nuire à ses articulations.

Pour un cheval ferré, le maréchal-ferrant intervient en général toutes les 4 à 6 semaines. C’est le rythme nécessaire pour que la ferrure reste bien positionnée et que la corne ne déborde pas.

Pour un cheval pieds-nus, on tourne plutôt autour de 6 à 8 semaines. La corne se travaille un peu naturellement par frottement sur le sol, mais pas suffisamment pour s’en passer. Au passage, sachez qu’il est possible d’apprendre à faire un parage d’entretien soi-même, pour apporter encore plus de confort à son cheval entre 2 passages du professionnel.

Un bon réflexe : notez la date de chaque visite du maréchal-ferrant. Sur un carnet ou dans votre téléphone, peu importe. Un cheval dont les pieds ne sont pas parés à temps compense sur ses articulations, et ces compensations s’accumulent silencieusement pendant des mois.

Et le terrain, dans tout ça ?

L’entretien des sabots ne se joue pas qu’avec la cure-pied et le maréchal.

Un paddock constamment détrempé ou un box mal entretenu vont favoriser les infections. Un sol trop caillouteux ou des sorties fréquentes sur le goudron vont limer la corne trop vite. L’idéal ? Un sol drainé, varié, qui alterne surfaces souples et un peu de ferme.

Prendre soin des sabots de son cheval, ce n’est pas compliqué. C’est surtout une question de régularité : quelques minutes d’entretien par jour couplé à une bonne alimentation et à la visite régulière d’un (bon) maréchal suffisent généralement. Les problèmes graves arrivent rarement soudainement ; ils s’installent quand on n’y prête pas attention.

Cet article a été rédigé avec la participation de topfer.fr.

Cavalière depuis toujours, je suis l'heureuse propriétaire de 2 juments exceptionnelles : Joye et Heaven ! En parallèle à Cheval Partage, je travaille en tant que rédactrice et conceptrice de sites Internet freelance.

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