Les coliques : attention danger !

Afin d’aider les propriétaires et autres passionnés à prendre soin de leurs chevaux, j’ai décidé de parler des maladies et infections les plus courantes qui peuvent toucher le cheval. Aujourd’hui nous allons parler de la colique, un trouble à ne surtout pas prendre à la légère : le cheval peut en effet y succomber.

Cette maladie me tient particulièrement à coeur car je connais plusieurs chevaux qui en ont souffert dans le centre équestre où je montais à l’époque, et l’un d’entre eux (celui qui devait être mon poney de concours) en est même décédé.

Dans cet article, vous apprendrez ce qu’est une colique, comment détecter un cheval qui en souffre, comment réagir si vous rencontrez cette situation et que faire pour éviter qu’elle ne se (re)produise.

Qu’est-ce qu’une colique ?

Il existe trois sortes de coliques :

* La colique par obstruction : c’est la plus courante. Cette colique touche le tube digestif. L’aliment, au lieu de « glisser », se bloque quelque part dans le tube digestif et forme un bouchon. Soit parce qu’il a gonflé en s’imbibant de salive, d’eau et/ou de suc, soit parce qu’il est indigeste.

Or, un cheval ne peut pas vomir. Il a donc de grandes difficultés pour expulser ce gênant bouchon. Parfois le bouchon finit par disparaitre de lui-même au bout d’un temps plus ou moins long, mais l’intervention rapide du vétérinaire est souvent nécessaire.

* La colique par dysmicrobisme : ce type de colique est également très courant. Elle résulte d’un problème au niveau de la digestion elle-même : l’aliment n’est pas bien assimilé et provoque divers troubles au niveau du transit (spasmes, acidité, dilation, congestion…).

* La colique « chirurgicale » : elle est due à une torsion accidentelle du viscère ou encore à un retournement d’estomac. Souvent, cette colique résulte d’une colique par dysmicrobisme ou d’une colique par obstruction. Cette colique est très dangereuse et doit être traitée au plus vite. Voilà pourquoi il est important d’empêcher le cheval de se rouler !

Comment détecter un cheval atteint de colique ?

Il est relativement simple de repérer un cheval qui souffre de colique : il a très mal au ventre et tourne sans cesse sa tête vers ses flancs, il se couche avec précaution, tente de se rouler et se campe.

Il arrive même que le rythme cardiaque du cheval augmente fortement (jusqu’à 60 voire 100 pulsations par minute), auquel cas la situation est grave : la vie de votre cheval est en grand danger !

Que faire lorsque son cheval souffre de colique ?

La première chose à faire est de retirer l’eau et la nourriture qui sont à sa disposition.

Prenez ensuite sa température et son rythme cardiaque, puis téléphonez à votre vétérinaire en mentionnant ces informations.

En attendant l’arrivée du vétérinaire, tachez de faire marcher votre cheval s’il en est capable. Rassurez-le, parlez-lui, essayez de le décontracter. Et surtout : empêchez-le de se rouler au risque qu’il ne se fasse une torsion !

Mieux vaut prévenir que guérir

Il est impossible de se prémunir à 100% contre cette maladie, mais voici quelques précautions à prendre :

* Donnez du fourrage en quantité suffisante à votre cheval, et ne le nourrissez pas exclusivement avec des aliments concentrés (granulés, grains divers…) ;
* Ne donnez pas à boire à votre cheval juste après qu’il ait mangé des aliments concentrés. Le reste du temps, donnez-lui un accès illimité à une source d’eau ;
* Faites régulièrement appel au dentiste (au moins une fois par an) afin qu’il puisse vérifier que la bouche de votre cheval est en bon état ;
* Ne changez pas brusquement l’alimentation de votre cheval, faites-le de manière progressive.

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