A la découverte de Saône De Stalh, sculpteur-plasticienne


Je vous présente aujourd’hui une jeune artiste très talentueuse : Saône De Stalh. Installée près de Rennes en Bretagne, cette jeune artiste scupteur-plasticienne donne vie à nos amis les chevaux. Elle exposera prochainement à Fontaibleau, lors du Crazy Ride.

Saône De Stalh en quelques mots

sculpture-monumentale-cheval-saone-de-stalh-atelier-2Saône de Stalh est née en Bretagne en 1984. Elle hérite de ses parents (mère créatrice et père photographe) une passion pour l’art.

Elle s’essaye dès son plus jeune âge à de nombreux médiums, parmi lesquels la peinture, le dessin ou encore la photographie. La sculpture s’impose finalement à elle, comme une évidence, jusqu’à devenir son moyen de création favori.

Propriétaire de deux chevaux et cavalière depuis toujours, Saône de Stalh choisi naturellement de se lancer dans la réalisation de sculptures équestres monumentales. A la demande de galeries et de particuliers, elle oeuvre également sur des formats plus modestes, plus faciles à transporter et à exposer.

Expositions

  • Du 18 au 22 mars 2015 : Crazy Ride (Fontainebleau)
  • Du 1er mai au 15 septembre 2015 : Jardin des Arts (Châteaubourg)
  • Du 12 juin au 15 juillet 2015 : Chapelle du Mûrier (Batz-sur-Mer)

Interview

Kawelo : Depuis quand travaillez-vous en tant que scupteur-plasticienne ? Comment se passe la création d’une oeuvre ?

Saône de Stalh : J’ai toujours créé mais me suis lancée professionnellement (à temps plein) dans cette voie en 2011.

Concernant la création d’une œuvre, même si je m’appuie parfois sur une photo ou un croquis de départ, principalement pour « fixer » l’attitude générale que je souhaite rendre, je me lance la plupart du temps « à main levée ».

J’ai en général une idée très précise du résultat que je souhaite obtenir bien qu’il arrive régulièrement que je modifie la structure au fur et à mesure de l’avancée de la pièce, que je la « suive » et que je m’adapte à elle : en effet, je commence toujours mes pièces sur la base d’une structure en bois dont les longueurs des sections correspondent aux articulations du cheval, comme on pourrait les retrouver sur des planches d’hippologie. Cela me permet de moduler l’allure en cours de création sans perdre mes proportions.

Une fois l’allure obtenue, je passe à la mise en volume: je créé mes formes en papier journal. Vient ensuite l’étape de la résine, afin de lui apporter sa solidité et sa rigidité, puis celles de l’enduit et de la peinture de finition.

 

Kawelo : Quelle est votre œuvre préférée ?

sculpture-cheval-monumentale-saone-de-stalh-paris-2013Saône de Stalh : J’aurai tendance à dire que c’est toujours la dernière créée, car je suis encore dans l’affectif : en effet, je ne pense pas que l’on puisse faire du bon travail, en tout cas un travail convaincant, sans s’impliquer émotionnellement, sans y mettre une part de soi.

Je suis donc toujours plus attachée à ma dernière création, la seule manière de m’en détacher étant d’en commencer une nouvelle !

Malgré ça, je crois qu’Arzac restera quand même pour moi une sculpture particulière, car c’est ma première monumentale, celle qui ma pris le plus de temps et de recherche, sur laquelle je me suis questionnée, énervée, épuisée pour finalement réussir à trouver ma méthode de travail : c’est d’elle que tout le reste découle.

 

Kawelo : Quelles sont vos sources d’inspirations, vos références, vos muses ?

Saône de Stalh : Mes références, celles qui m’ont construites en tant que personne, sont aussi bien cinématographiques (comme Tim Burton), scéniques (Bartabas et le théâtre Zingaro notamment), littéraires, que musicales (là, se serait trop long à développer !) avant d’être visuelles, bien que l’art ait toujours fait partie de ma vie.

Par contre, concernant ce qui m’inspire dans mon travail actuel, ce sont sans aucun doute mes deux chevaux, ceux qui partagent ma vie et que je vois évoluer tout les jours et dont je ne me lasse d’observer les attitudes, les jeux.

 

Kawelo : Quel serait l’endroit dans lequel vous aimeriez le plus exposer ?

Saône de Stalh - sculpture cheval - exposition Batz sur MerSaône de Stalh : Vaste question ! Il existe tellement de lieux magnifiques ! Pas forcément très éloignés d’ailleurs, comme cette magnifique chapelle à Batz sur Mer où j’aurais la chance d’exposer cet été qui est un lieu dont je suis tombée amoureuse la première fois que je l’ai vu et dans lequel la municipalité a accepter d’exposer mes sculptures.

Alors oui, bien sûr, le monde regorge de lieux extraordinaires et prestigieux mais l’important pour moi est aussi le coup de cœur.

 

Kawelo : Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Saône de Stalh : Beaucoup d’expos sont déjà prévues pour 2015, je me concentre donc sur l’année 2016 et des contacts pour des expositions en France et à l’étranger.

 

Kawelo : Un petit conseil pour ceux qui souhaitent se lancer dans un métier artistique ?

Saône de Stalh : La persévérance ! En effet, la plupart des gens ont une vision assez poétique du métier d’artiste, en y voyant le côté créatif et passionné. Cela en fait bien sûr partie. Mais c’est également une sorte d’entretien d’embauche quotidien : trouver des exposition, postuler, préparer et envoyer des dossiers et surtout, ne pas se laisser décourager par les réponses négatives !

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