Le jumping de Versailles

On en a rêvé, ils l’ont fait. Pour la première fois, le week-end du 5 au 7 mai, la fédération d’équitation et la marque de luxe Rolex se sont alliés au plus beau monument français. Un lieu chargé d’histoire et qui respire la classe. Le château de Versailles. Pour être plus précis, il s’agissait des écuries de Versailles, juste en face du château. Un lieu magique pour ce nouveau jumping international.

Un cadre d’exception

Les écuries du château de Versailles… Sérieusement quel cavalier n’a jamais rêvé d’y aller ? Accueillant aujourd’hui l’Académie Équestre de Versailles, créée par Bartabas, les écuries ne sont plus réservées aux chevaux de spectacle pour un weekend mais ouvrent leurs portes aux meilleurs chevaux d’obstacle du monde.

Avec les billets pour la compétition, j’ai pu avoir accès à la galerie des carrosses et aux écuries du château. Honnêtement, je me suis sentie comme Marie-Antoinette (oui j’ai encore la tête sur les épaules), me promenant là où devaient résider les plus beaux chevaux de la royauté. C’est un lieu impressionnant, chargé d’histoire et finement décoré. Les box sont immenses, tout a été pensé pour le cheval.

Le Jumping

Avec une dotation de plus de 500 000€, le grand prix Rolex était la plus grosse épreuve de ce CSI5*. Malheureusement, je n’ai pu assisté qu’à la journée du samedi. Journée rythmée par des concours 1* et 5*.

L’organisation était aussi précise que les montres de la grande marque. Les épreuves s’enchaînent, il faut compter 30 minutes d’attente entre deux épreuves, un peu plus lorsque arrive l’heure du midi et du soir, nous laissant ainsi le temps de manger.

De superbes passages se sont enchaînés, mêlant amateurs et professionnels lors des concours 1*. Chaque concurrent en mettait plein les yeux aux spectateurs. La piste était assez étroite mais très bien entretenue par les bénévoles. Les chefs de piste ont su jouer avec une petite carrière rectangulaire, réussissant parfois à caler un triple et même trois doubles dans une même épreuve. Les parcours restaient fluides et très agréables à remarquer. Pas de grande galopade mais aucun tournant serré ; à aucun moment, les chevaux n’étaient en réelle difficulté à cause de la petitesse de la piste. Les parcours étaient techniques mais aucun obstacle ne sanctionnait les chevaux.

Guillaume Canet au jumping de Versailles

Guillaume Canet, engagé dans la 125 et 135

Les petits plus

Entre deux compétitions, on avait le plaisir de flâner entre les stands installés à l’entrée des écuries. Comme lors de la compétition à Aachen, il s’agissait uniquement de grands marques de l’équitation, telles CWD, Hermès ou encore Dada Sport. On en a pris plein les yeux et le porte-monnaie a été sauvé, rien n’entrait dans mon budget. Avec la carrière pour la compétition qui prenait toute la cour centrale, il n’y avait à peine dix stands, le tour était vite fait. Cela n’avait rien à avoir avec Aix La Chapelle, où j’avais parfois l’impression de me perdre entre tous les exposants.

Carrosse du sacre de Charles X

Mais ce que j’ai préféré dans l’attente entre deux épreuves, c’était de pouvoir flâner dans les écuries. Visite du grand manège intérieur, des écuries avec les chevaux de l’Académie Équestre de Versailles et petit tour par la galerie des carrosses. Bref, on se laissait tous porter par la magie de ce lieu exceptionnel. J’aimerais y retourner et bénéficier cette fois-ci d’une visite guidée. Car on passe, on regarde, on admire mais on ne prend pas forcément le temps de lire tous les panneaux. Je suis sûre que j’ai raté beaucoup de choses sur l’histoire de ce lieu, ça me donnera l’occasion d’y retourner !

Grand manège de Versailles

Et pour terminer cette visite hors du temps, les écuyers de l’Académie ont fait une représentation de 45 minutes. Carrousels (monté ou aux longues rênes), liberté, dressage, harmonie et technicité étaient au rendez-vous. Une magnifique mise en exergue de la qualité de leur travail. Autant dire que je n’ai pas vu les 45 minutes passer ! Et j’ai rêvé d’avoir un jour leur niveau pour monter comme eux. Je comprends maintenant pourquoi il est si difficile de rentrer dans cette académie. Les écuyers ont vraiment mis la barre haute.

Mon avis

Pour une première édition, le jumping de Versailles est une réussite. L’organisation a été bien prévue. Avec mes yeux de spectateurs, je n’ai ressenti aucun problème, il ne manquait rien pour que les épreuves se déroulent dans de bonnes conditions et à l’heure. Certaines choses restent encore à améliorer, notamment la signalisation. Certes les écuries ne sont pas immenses mais il est parfois difficile de se repérer et de trouver ce que l’on cherche. Le panneau n’étant visible que devant l’endroit qu’il indique, ce n’est pas ce qu’il y a de plus pratique pour s’y rendre.

De plus, à l’entrée, on ne reçoit ni plan ni programme, difficile de se souvenir des heures de toutes les épreuves, j’ai entendu plusieurs personnes se demandaient à quelle heure était l’épreuve suivante, quel niveau. De notre côté, on a fini par faire des captures d’écran du site du jumping pour garder les horaires dans nos téléphones. Avec un programme, ça aurait été réellement un plus pour se repérer et s’organiser sur place. Par exemple, je n’ai découvert le spectacle de l’Académie Équestre qu’en milieu de l’après-midi en visitant les écuries. Sur place, rien n’indiquait qu’il y avait une représentation le soir

Enfin, à Aix La Chapelle, les organisateurs distribuaient aux spectateurs une starting list de l’épreuve qui allait se disputer. Cela permettait de suivre la compétition, de savoir qui allait passer ensuite, noter le temps et les points. Là, on se trouvait un peu sans trop savoir quoi. Qui va au barrage ? Qui est le plus rapide ? Avec la liste, on a l’impression de vraiment être dans la compétition que simplement la regarder.

Ces petites améliorations ne sont pas grand chose et j’espère sincèrement qu’il y aura une prochaine édition de ce jumping. Il mérite de continuer de vivre, il rend honneur à la beauté et l’importance du lieu qui l’accueille. Les écuries de Versailles ne sont plus juste une partie d’un monument historique, elles revivent au rythme des sabots.

Sources :

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