J’ai testé pour vous : l’Argentine, un séjour en estancia


Je laisse la parole à Laurie, une cavalière passionnée par les voyages et les grands espaces. Elle nous raconte son dernier séjour équestre, qui s’est déroulé en Argentine.

 

Aujourd’hui je voudrai vous faire découvrir l’Argentine, une destination de choix pour les mordus d’équitation comme vous et moi ! Entre polo, séjour en estancia et longues cabalgatas, l’Argentine c’est un peu le pays du bonheur. On m’avait parlé d’une terre généreuse, de grands espaces, d’une culture chaleureuse et bien je n’ai pas été déçue !

Mon vol a atterri à Buenos Aires, une ville à priori pleine de surprises où il règne une ambiance cosmopolite et dynamique, mais je n’ai pas vraiment eu le temps de profiter du tumulte de la capitale portègne.

Mon séjour ne commence réellement que lorsque je pose mes valises dans l’estancia. Rien à voir avec Buenos Aires, l’ambiance y est nettement plus rustique. Je découvre une autre facette de l’Argentine, plus authentique. Mon hôte m’apprend que cette estancia a été construite par des pionniers venus cultiver et exploiter les terres argentines il y a plus d’un siècle. Ceci explique donc la décoration intérieure : mur de grosses pierres, mobilier d’origine et objets d’inspiration équestre. Cependant le logement est très confortable et mes hôtes très accueillants. Je m’apprête à découvrir une toute nouvelle culture que je ne connais pas encore, la culture gauchesca !

A ma grande surprise, en Argentine point de bombe ou de bottes d’équitation, j’adopte donc le look local : une paire d’espadrilles et le béret, ou l’accoutrement traditionnel des gauchos, les cowboys d’Argentine. Ces derniers m’enseignent les travaux du campo, loin d’être de tout repos : gardiennage des troupeaux, marquage des bêtes ou soin des chevaux. Mon séjour s’organise au rythme de ses activités et peu à peu je prends mes marques.

Je me familiarise avec le cheval criollo, petit et robuste, il est docile et se laisse facilement apprivoiser. On me montre comment seller à la façon argentine et aussi comment monter, les rênes dans une seule main. L’autre doit rester libre pour manier le lasso par exemple. Cette technique est couramment utilisée pour attraper le bétail, je dois reconnaître que je ne la maîtrise pas encore tout à fait.

Mes longues après-midi de cavalcade ne sont interrompues que pour le rituel du maté, une infusion légèrement amère à partager. J’ai pu également assister au dressage des chevaux, pratiqué selon une technique particulière héritée des indiens des plaines et unique en Argentine, la doma india, un beau moment de communion entre l’homme et l’animal.

Ces journées riches en émotions se terminent généralement autour d’un asado, je peux donc certifier que ce n’est pas un mythe, le bœuf argentin est absolument exquis ! Le tout accompagné d’un verre de Malbec, et de quelques chants et danses typiques sur fond de guitare, histoire de rendre le moment encore plus convivial. La version argentine typique d’une soirée au coin du feu.

Après avoir partagé le quotidien de ces hommes du campo, c’est avec la boule au ventre et de beaux souvenirs que je suis partie de la pampa argentine.

Retrouvez plus d’informations sur le site Argentina Excepción.

Crédits image à la une : ©Eduardo Amorim


Commentaire 1

  1. Florine Charvin 18 novembre 2015