Faut-il tondre son cheval ?

L’été est terminé, les journées commencent à se raccourcir et les températures à baisser… Et l’on trouve de plus en plus de chevaux tondus dans les écuries, en vue de l’hiver qui s’annonce ! Pourquoi certains propriétaires décident de tondre leur cheval quand d’autres, dans les mêmes conditions, préfèreront le laisser « au naturel » ? En d’autres termes : faut-il ou ne faut-il pas tondre son cheval pour l’hiver ? Je vais tacher de vous donner quelques pistes de réflexion.

Le poil d’hiver

Une protection naturelle contre le froid…

Le poil d’hiver a des propriétés isolantes remarquables : il protège le cheval de l’humidité extérieure tout en le gardant bien au chaud. Outre son « poil de nounours », le cheval est doté d’un système qui lui permet de hérisser son poil lorsqu’il a froid : une mince couche d’air se forme alors à la surface de sa peau, formant ainsi une couverture naturelle et particulièrement efficace.

… adaptée aux chevaux qui travaillent peu !

Seul hic : ce poil d’hiver est conçu pour protéger le cheval de l’extérieur et non de l’intérieur : lors d’un effort physique, le cheval transpire exagérément (vous avez déjà essayé de faire un footing enveloppé dans un manteau épais ? :p ) et l’humidité produite ne s’évapore que très difficilement.

Le cheval risque alors de prendre froid, d’où l’intérêt de mettre un soin tout particulier à le sécher après le travail. Ce processus de séchage est toutefois très long, il faudrait que le cheval marche au pas pendant plusieurs heures avant d’être parfaitement sec ou que vous passiez la nuit à le bouchonner !

Par conséquence, le poil d’hiver est particulièrement adapté aux chevaux qui ne travaillent pas (ou peu).

 Les différentes options qui s’offrent à vous

Afin de vous aider dans votre choix, répertorions les trois choix qui s’offrent à vous, ainsi que leurs avantages et inconvénients.

Tondre le cheval pour l’hiver

Avantages : Même après une séance de travail intensive, le cheval ne dégouline pas de sueur et est donc très facile à sécher ! Plus besoin de passer 3 heures à marcher un cheval en main et à le bouchonner avec de la paille…

Inconvénients : La tonte est une étape traumatisante pour le cheval car il perd tout d’un coup énormément de chaleur dans son corps : durant la tonte, pensez d’ailleurs à le couvrir très rapidement. L’autre inconvénient c’est qu’il faut toujours couvrir un cheval, que cela soit avec des couvertures plus ou moins épaisses au repos, ou bien avec un couvre-reins en début et en fin de travail.  Enfin, le fait de porter une couverture tout au long de la journée entraîne des risques de blessure, notamment au niveau du garrot.

A conseiller pour : les chevaux de sport ainsi que les chevaux qui travaillent de manière plus ou moins intensive chaque jour, vivant de préférence au box (des couvertures plus épaisses devront être mises pour les chevaux vivant au pré).

Le laisser développer un « poil de mammouth »

Avantages : Le poil est une protection naturelle contre le froid : le cheval n’aura pas besoin d’être couvert de tout l’hiver, même s’il vit au pré (bon, certaines races sont plus rustiques que d’autres, il faut l’avouer).

Inconvénients : Le cheval transpire énormément durant les séances, et il est très difficile (et long !) de le sécher après le travail.

A conseiller pour : Les chevaux rustiques, qui ne sont montés que quelques fois par semaine et d e manière non intensive.

Le compromis

Le compromis, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit simplement de ne pas laisser le cheval développer un poil de mammouth en lui mettant très tôt une couverture fine. En plein hiver, le poil reste donc très fin et le cheval est facile à sécher après le travail.

Avantages : Le cheval est facile à sécher après le travail ; C’est une solution moins traumatisante pour le cheval que la tonte.

Inconvénients : Le cheval nécessite d’être couvert à longueur de temps durant l’hiver, même si son poil fin lui assure un minimum de chaleur.

A conseiller pour : Les chevaux qui travaillent régulièrement mais que l’on ne veut pas tondre.

 

Personnellement j’ai choisi de ne pas tondre la jument que je travaille : elle vit au pré H24 et n’est travaillée que 2 à 3 fois par semaine. Je fais attention à lui faire faire des efforts modérés, entrecoupés de pauses au pas rênes longues, afin de limiter sa transpiration. Et si cela n’a pas suffit, j’utilise une couverture séchante après le travail pour la faire sécher intégralement avant de la remettre au pré. Mieux vaut ne pas être pressé dans ces moments-là !

Et vous, pour quelle solution avez-vous opté cet hiver ?

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Commentairess 3

  1. Amélie 8 novembre 2014
  2. Naïs 26 octobre 2015
    • kawelo 26 octobre 2015