Equiper son cheval pour une séance de longe


Le travail à pied, et notamment en longe, présente de nombreux avantages : muscler son cheval en douceur, lui apprendre de nouveaux exercices, le détendre avant une séance… Encore faut-il être équipé du matériel approprié !

Le matériel de base

Licol, filet ou caveçon ?

On peut très bien longer avec un licol, un filet ou un caveçon. Lequel choisir, et pourquoi ?

Le licol

Le licol présente l’avantage d’être très doux et de ne pas agir sur la bouche. Il s’utilise uniquement sur des chevaux calmes et déjà bien habitués au travail en longe : un cheval au débourrage ou trop chaud risquerait de ne pas respecter vos demandes et de vous prendre la main.

La longe peut s’attacher à l’anneau du dessous (comme une longe classique) ce qui facilite les changements de sens, ou bien sur l’un des anneaux situés sur le côté, ce qui favorisera une bonne incurvation.

Il se porte ajusté (sans toutefois être trop serré !) afin d’éviter qu’il ne tourne et blesse votre cheval.

Le caveçon

Le caveçon est à mi-chemin entre le licol et le filet : il a été créé spécialement pour le travail à la longe. Sa muserolle relativement épaisse apporte un meilleur contrôle pour le longeur et plus de confort pour le cheval. L’absence de mors permet de préserver la bouche du cheval.

La longe s’attache sur l’anneau du devant, ce qui facilite les changements de main.

Attention toutefois à le régler correctement : mal réglé, il pourrait blesser votre cheval, notamment au niveau du chanfrein. Il doit être ajusté mais pas trop, de manière à ne pas comprimer le chanfrein et à ne pas tourner. Privilégiez les caveçons avec une muserolle plus épaisse pour plus de confort et de contrôle.

Le filet

Le filet, grâce à la présence du mors, permet un travail plus précis que le licol ou le caveçon. Il est en outre plus sévère, ce qui assure un meilleur contrôle du cheval. Attention toutefois à ne pas l’utiliser sur des chevaux trop chauds et à ne pas le mettre dans des mains inexpérimentées : les conséquences pourraient être désastreuses pour la bouche du cheval…

La longe peut s’attacher de quatre manières différentes :

  • Sur un anneau du mors : solution déconseillée car l’action de la longe ne s’exerce que d’un seul côté, le mors sera de travers dans la bouche et cette dernière en pâtira.
  • En utilisant une alliance de mors : solution très pratique, qui permet notamment d’avoir des actions réparties sur les deux côtés du mors, et de changer de sens facilement.
  • En « gourmette » : la longe est passée dans l’anneau intérieur, passe sur le menton du cheval et est attachée à l’anneau extérieur. C’est la méthode la plus sévère de toutes, à réserver pour les longeurs expérimentés. Elle permet un meilleur contrôle du cheval, et notamment de son incurvation.
  • En « colbert » : la longe est passée dans l’anneau intérieure, passe sur la nuque du cheval et est attachée à l’anneau extérieur. Elle facilite l’incurvation et, puisqu’elle agit sur la nuque, incite les chevaux à s’étendre vers le bas. Plus douce que l’attache façon gourmette, elle reste toutefois plus sévère que l’utilisation de l’alliance de mors.

Quel mors pour longer ?

Tous les mors ne peuvent pas être utilisés pour le travail en longe :

Droit, simple brisure ou double brisure ?

  • Les mors droits sont les plus doux, ce sont notamment ceux qu’on conseille pour le débourrage ;
  • Les mors à simple brisure sont également très utilisés ;
  • Les mors à double brisure sont certes plus confortables pour le cheval et plus précis, mais aussi plus sévères et ne conviennent pas à des mains dures ou peu expertes. Par conséquent il vaut mieux éviter de les utiliser à la longe où les « à-coups » pourraient être désagréables (voire douloureux) pour votre équidé.

Quel type de mors ?

  • Les mors à effet levier ne devraient pas être utilisés : parmi eux le pelham (qui est en outre très dur à cause de sa gourmette) ou encore le baucher. Le pessoa ne devrait pas non plus être utilisé (à moins de n’utiliser que les gros anneaux du mors, auquel cas il aura le même effet qu’un mors à anneaux tout simple).
  • Les mors à anneaux sont également déconseillés car ils peuvent sortir de la bouche du cheval ou pincer la commissure des lèvres.. A éviter donc, ou alors à combiner avec des rondelles de mors (attention du coup à prendre la taille au-dessus pour ne pas blesser votre compagnon)
  • Les mors à olive, mors verdun et mors à aiguilles sont les plus adaptés au travail en longe.

Autres équipements

longeLa longe

La longe est plus longue que la longe d’attache classique, elle mesure environ 9 mètres. Cette longueur permet de faire travailler le cheval sur des cercles plus grands, et ainsi de préserver ses jarrets et ses articulations.

Il en existe de nombreuses matières différentes, à vous de choisir celle que vous préférez ! Personnellement j’aime bien les torsadées, plus agréables à tenir en main.

La chambrière

La chambrière n’est pas obligatoire mais très utile si vous souhaitez faire une vraie séance de travail ou si votre cheval n’est pas habitué à être longé : la chambrière est en effet considérée comme le prolongement du bras du longeur et permet donc, selon les besoins, de demander plus d’impulsion, d’agrandir le cercle, etc.

gantsLes gants

Les gants sont fortement conseillés pour le travail à la longe, et en particulier si vous longez un cheval chaud ou peu habitué à ce type de travail. Ils permettent en effet d’éviter des brûlures aux mains si le cheval venait à tirer fortement sur la longe.

Les protections de travail

Les protections de travail ne sont pas non plus obligatoires : à vous de juger si cela est nécessaire en fonction du type de séance que vous avez prévu et des habitudes de votre cheval.

surfaixLe surfaix

Le surfaix sera utilisé dans le cas où vous souhaitez utiliser un enrênement ou bien lors du débourrage d’un poulain, pour l’habituer à avoir quelque chose sur le dos et à être sanglé.

Attacher la longe au surfaix (en la passant dans l’anneau du mors) permet en outre de favoriser une bonne incurvation.

Le surfaix se pose sur un padd ou, tout simplement, sur un tapis de selle afin d’éviter de blesser votre cheval.

Envie d’utiliser un enrênement ?

Contrairement à ce que beaucoup semblent croire, les enrênements ne sont pas indispensables dans le travail en longe. Loin de là même ! Il est tout à fait possible de travailler un cheval correctement sans l’enrêner. Si toutefois vous désirez utiliser un enrênement, privilégiez un enrênement fixe, tel que :

  • Les élastiques éducatifs ou pirellis : très doux, ils indiquent au cheval la bonne position à adapter. Ils sont faciles à régler et présentent en outre l’avantage d’être peu coûteux.
  • Le gogue fixe : grâce à son système de poulie et sa pression sur la nuque, il aidera le cheval à se mettre dans une bonne attitude (du moins, au niveau de l’angle tête-encolure).
  • Le pessoa : cet enrênement est plus complet mais aussi plus contraignant que les précédents. Il doit être savamment réglé au risque d’être plus néfaste qu’autre chose et ne devrait être utilisé qu’entre des mains expertes, sur des chevaux déjà bien musclés.

Dans tous les cas, faites toujours la détente de votre cheval SANS enrênement afin d’éviter tout problème s’il venait à s’exciter et à partir en coups de cul. Une fois le cheval détendu et calme, vous pourrez fixer l’enrênement de manière assez lâche afin qu’il soit là pour indiquer et non contraindre votre équidé.

 

Sources : Sellerie e-quitation, Fouganza, Padd


Commentairess 8

  1. Chantal 5 novembre 2015
    • kawelo 6 novembre 2015
      • Chantal 24 novembre 2015
    • moi 17 août 2016
  2. Sarah 16 janvier 2016
    • Sin ilie 18 février 2016
  3. Sin ilie 18 février 2016
    • kawelo 19 février 2016