Mon cheval tousse : que faire ?

Un cheval qui tousse, ce n’est jamais anodin ! Mais il peut tousser pour des raisons très variées, et il est toujours utile de savoir diagnostiquer un cheval tousseur, car certains signes peuvent être alarmants.

Trois critères

Lorsque vous constatez que votre cheval tousse, certains signes peuvent vous aider à en déterminer les causes.

Pour diagnostiquer un cheval qui tousse, il faut se baser sur trois critères : la contagiosité, l’âge et la fièvre. Ces trois critères permettent de faire le tri entre les différentes pathologies possibles

Mon cheval a de la fièvre

Si le cheval a de la fièvre, ce que vous pouvez vérifier en prenant sa température, c’est qu’il s’agit d’une infection. C’est à ce moment que la contagiosité rentre en jeu :

Le cheval est un cas isolé

Dans ce cas, il s’agit plutôt d’une infection bactérienne. Il peut s’agir par exemple d’une broncho-pneumonie ou d’une pleuresie. La maladie aura besoin d’être traité par des anti-biotiques à large spectre car les bactéries impliquées peuvent être très variées. Ces affections, prises à temps et bien traitées ne sont pas nécessairement dangereuses pour l’avenir du cheval.

Informer votre gérant d’écurie que votre cheval est peut-être malade, le mieux étant alors de l’isoler des autres au cas où son infection soit contagieuse.

Dans une écurie, il est nécessaire de vérifier si plusieurs chevaux sont atteints

Dans une écurie, il est nécessaire de vérifier si plusieurs chevaux sont atteints

Plusieurs chevaux de l’écuries sont atteints

Il faut alors craindre des pathologies contagieuses liées à des virus comme la grippe, la rhino-pneumonie ou même la gourme. Vérifier que votre cheval est bien à jour dans ses vaccins : la vaccination contre la Grippe est obligatoire mais pas celle contre la Rhino-pneumonie. Pour le bien être des autres chevaux, votre cheval ainsi que tous ceux qui semblent atteint devront être isolés afin d’éviter que l’infection ne s’étende. De telles maladies méritent votre attention car elles attaquent les voies respiratoires de manière conséquente et peuvent être très sérieuses.

Appeler votre vétérinaire, dans tous les cas, ces maladies doivent être traitées rapidement, et lui seul pourra poser le réel diagnostic et commencer le traitement approprié.

Et si ce n’est pas le cas ?

Si votre cheval n’a pas de fièvre, il ne semble donc pas y avoir d’infection. C’est alors plutot l’âge qui permet de donner un diagnostic:

Chez un jeune cheval âgé, on suspectera plutôt un emphysème pulmonaire, alors que chez un jeune cheval, c’est l’allergie (à certaines céréales ou à la poussière par exemple) qui semblera le diagnostic le plus raisonnable.

Prenez alors le temps de mettre en place quelques mesures visant à améliorer les conditions de vie de votre cheval et de suivre l’évolution de cette toux. Certaines toux peuvent être temporaires suite à un léger coup de froid ou à un foin de mauvaise qualité par exemple. Si celle-ci ne s’améliore pas en quelques jours, c’est qu’une allergie ou un emphysème se cache peut-être derrière.Toux cheval

Les premiers gestes

Les toux ne sont généralement pas des cas nécessitant l’intervention du vétérinaire en urgence. Vous pouvez toutefois apporter un maximum de confort à votre équidé en attendant la visite de votre vétérinaire.

Créer un environnement adapté

S’il s’agit d’une infection, par précaution, il est conseillé de séparer le cheval de ses congénères tout en continuant à les surveiller pour guetter l’apparition de symptômes chez d’autres chevaux.

Le cheval peut être mis au pré si le temps le permet. Si le temps est venteux et humide ou froid, il peut être préférable de rentrer le cheval en box ou en stabulation à l’intérieur. En effet, un cheval malade est plus vulnérable et en attendant le diagnostic final, on évitera de créer des situations pouvant favoriser l’infection ou une quelconque gêne pour le cheval.

Pour un cheval qui tousse, une litière de copeaux est préférable. © Haras de la Banche

Pour un cheval qui tousse, une litière de copeaux est préférable. © Haras de la Banche

Si le cheval est au box (ou si vous avez décidé de l’y mettre en attendant le passage du vétérinaire) il faudra veiller à éviter la poussière. Préférez une litière de copeaux plutôt que la paille, plus poussiéreuse. Si ce n’est pas possible, vous pouvez mouiller légèrement la paille pour coller les poussières. Même chose pour le foin : privilégiez une foin de bonne qualité, peu poussiéreux, que vous aurez au préalable trempé, ou même de l’enrubanné.

A nouveau, éviter les box dans des zones sujettes aux courants d’air.

Quelques remèdes

Il existe quelques remèdes naturels qui vous permettront de soulager votre cheval en attendant l’intervention du vétérinaire ou en complément du traitement prescrit si votre vétérinaire ne le contre-indique pas.

Le fleur de trèfle des prés guérit la toux.

Le fleur de trèfle des prés guérit la toux.

 

La fleur de trèfle des prés est une alliée intéressante. Faites bouillir 50g de fleurs de trèfle avec du sucre et de l’eau et déposez le sirop obtenu sur la langue du cheval avec une cuillère en bois. Vous pouvez également préparer un thé avec toutes ou une partie des plantes suivantes: feuilles de sauge,  thym, pulmonaire officinale, fleurs de tilleul, fenouil, anis, plantain lancéolé, achillée millefeuille, feuilles de cassis, tussilage, …

 

Faire appel à votre vétérinaire reste nécessaire pour traiter au mieux les pathologies présentées. Ces maladies ne sont pas des cas d’urgences, mais non soignées, elles peuvent affecter définitivement les voies respiratoires de votre cheval, aussi ne les prenez pas à la légère !

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Commentairess 8

  1. Soon a horse 20 mai 2015
    • Lucare 26 mai 2015
  2. Danielle Levac 5 mai 2016
    • Marquizeau 6 avril 2017
  3. cso 8 août 2016
    • kawelo 9 août 2016
  4. Proux 25 janvier 2017
    • kawelo 26 janvier 2017