Les 7 jeux Parelli, mode d’emploi #2


Aujourd’hui je laisse à nouveau la parole à Pauline Barbier, fondatrice de la plateforme de cours vidéos The Tack Room, et spécialiste de la méthode Parelli. 

Dans un précédent article, nous vous introduisions aux 3 premiers jeux de Pat Parelli (jeu de l’amitié, jeu du porc-épic et jeu de la conduite). Découvrez maintenant la suite !

4. Le jeu du yo-yo

Le yo-yo a pour objectif de maîtriser parfaitement deux choses :

  • Eloigner votre cheval
  • Rapprocher votre cheval

En fait, le yo-yo, c’est une façon de trouver un équilibre entre le « wo » et le « go » de votre cheval (« wo » = freinage et « go » = accélération). Je vais vous montrer une vidéo, ça sera plus parlant :

A quoi ça sert ? Quand vous manipulez votre cheval, imaginons que vous marchez en main avec lui. Soudain : misère ! Un faisant déboule maladroitement d’une haie et Caramel a cru voir un de ces fameux lions belges bien connus. Il tente de se jeter dans vos bras, car vous allez sûrement le sauver.

Mais comme vous êtes un Horsemen/une Horsewomen intelligent-e, vous brandissez votre longe et l’ondulez légèrement (oui, on ne parle pas de massacrer votre cheval à coup de mousqueton). Comme vous avez bien travaillé, Caramel freine subitement et se rappelle qu’il est interdit d’écraser son gentil humain.

C’est un des milliers exemples de l’utilité du Yo-yo.

 

5. Le jeu du cercle

Il ne s’agit pas de longer votre cheval… Pas vraiment. L’objectif du jeu du cercle, c’est de maximiser l’autonomie et la responsabilité du cheval, sur un cercle. Cela sera extrêmement utile lors des premiers pas en selle. C’est une façon d’apprendre à votre cheval, dès le travail à pied, à gérer le contrat d’allure et de direction. Cela lui apprend à réfléchir. Il gère l’allure, en fonction des limites que vous posez. Il gère la distance sur le cercle, en fonction de la longueur de longe que vous donnez.

Donc en gros, on apprend à ne pas répéter « allez, trotte, trotte, trotte ! » à Caramel, pour ne pas l’abrutir ; on apprend plutôt à être le plus léger et discret possible, pour l’éveiller intellectuellement.

Et surtout, ça lui apprend énormément à ne pas être soutenu par son cavalier, ou « micro-managé » dans le langage Parelli. A première vue, ça peut sembler une maigre compensation pour tout ça. Mais en fait, votre cheval apprend à réfléchir par lui-même… Ce qui change complètement d’un cheval tellement soutenu qu’il ne réfléchit même plus.

En pratique : après avoir fait reculer votre cheval en yo-yo, vous mettez votre cheval sur le cercle. Mais contrairement à une longe, vous ne l’accompagnez pas. Vous gardez vos pieds fixes. Vous ne vous retournez pas, mais vous passez votre longe derrière vous tandis que votre cheval continue sa trajectoire, et maintient l’allure désirée.

Vous pouvez vous asseoir, même, pour aller encore plus loin dans la responsabilisation de votre cheval.

 

6. Le jeu des déplacements latéraux

Du croise-papattes, pur et dur, mais dans un objectif mental essentiel : la relaxation. C’est aussi un travail de proprioception. Le cheval apprend à gérer son corps dans le sens latéral – c’est pas donné à tous.

Il apprend aussi à gérer son mental, et sa frustration. Un cheval, naturellement, va vers l’avant, pas vers le côté – sauf s’il n’a vraiment pas le choix. Certains chevaux sont naturellement super doués, d’autres n’aiment vraiment pas ça.

C’est un excellent exercice pour la relaxation du cheval, car l’on travaille en souplesse la zone 3, ce qui permet, en décontractant le corps, de décontracter l’esprit. Aussi, en se concentrant sur où et comment poser ses pieds, le cheval rentre dans l’exercice et oublie alors les fantômes qui le perturbaient à ce moment-là.

 

7. Le jeu du passage étroit

Allons à l’essentiel : vous voyez, le van ? C’est typiquement un exercice du jeu du passage étroit. Le saut d’un directionnel en est un, également.

Le jeu du passage étroit a pour objectif que votre cheval ne panique plus lorsqu’il est dans une situation qui s’apparente, de près ou de loin, à du confinement.

Il y a des chevaux avec une bulle minuscule : par exemple, ma jument de trait, qui pourrait défoncer un van en se grattant dedans, possède une bulle vraiment petite. D’autres ont une bulle trèèèès large, se sentent déjà terriblement à l’étroit entre vous et la lice de la piste, même s’il y a 5 mètres de distance. L’idée, c’est d’élargir leur zone de confort mentale dans des passages étroits physiques.

 

 

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